La Grâce et le Salut

Bonjour frères et sœurs !

Aujourd’hui nous allons parler d’un sujet qui met la confusion parmi les chrétiens et les divisent de façon drastique : la Grâce et le Salut. Beaucoup de personnes qui se disent chrétiennes confondent ces deux mots, soit à cause de l’enseignement qu’ils en ont reçu, soit à cause de leur mauvaise compréhension de ces termes. En fait, si on n’est pas vigilant, et je dirais même que si l’Esprit de Dieu ne nous inspire pas, on peut passer toute sa vie de chrétien sans réaliser qu’il existe une différence entre ces deux mots.

Qu’est-ce qui résulte de l’incapacité à faire une différence entre ces deux termes ?

Nous avons d’un côté des chrétiens qui pensent qu’on ne peut pas perdre son salut une fois qu’on l’a obtenu ; et pour soutenir leurs propos ils s’appuient sur la fidélité de Dieu. Et de l’autre côté nous avons des chrétiens qui pensent qu’on peut le perdre, compte tenu des versets bibliques qui en parle clairement, mais aussi des épisodes de l’histoire biblique qui le confirment.

Qui est dans la vérité ? Et qui ne l’est pas ? Peut-on perdre son Salut, ou bien lorsqu’on l’acquiert c’est pour toujours ? En fait, tous les deux côtés sont dans la vérité. Là vous allez me dire : c’est impossible, puisque leurs affirmations sont contraires ! Et moi je vais vous dire : c’est possible, parce qu’ils parlent de deux choses différentes en pensant qu’ils parlent de la même chose : les uns évoquent le Salut, alors qu’ils parlent de Grâce, et les autres évoquent la Grâce alors qu’ils parlent du Salut.

En fait, comprendre la différence entre la Grâce et le Salut est le B plus A égale BA de la foi chrétienne. Et nombreux sont ceux qui n’ont pas eu cette fondation. La Grâce est une remise de peine ; pourquoi ? parce qu’après que le premier homme, Adam, ait pêché, les humains étaient condamnés à mourir et disparaître. La Grâce est non seulement l’annulation de cette peine, mais aussi la gratification aux hommes et femmes d’un avocat qui pourrait les défendre lorsqu’ils pêcheront à nouveau. La Grâce donne un nouveau départ à l’humanité. Le Salut, quant à lui, est un but à atteindre ; ce but est d’achever son temps sur terre sans péché retenu contre soi. Et si on en commet, on doit chercher l’aide de l’avocat qui a été octroyé afin qu’Il plaide pour qu’on l’efface.

L’erreur dans l’appréciation de ces deux mots c’est de se fier aux définitions des dictionnaires sans tenir en compte les nuances que ces dictionnaires donnent des deux termes. Les mots comme grâce et salut – qui peuvent avoir plusieurs définitions – s’utilisent dans leur contexte. Et dans le contexte religieux, le mot Salut désigne la félicité, le bonheur, tandis que la Grâce sera définie comme étant une faveur imméritée, une remise de peine, mais aussi comme étant « une aide divine pouvant mener une personne à son salut. » Nous pouvons déjà voir cette différence entre les deux termes en ce sens que la Grâce est le moyen pour atteindre la fin, qui est le Salut.  

Je vais essayer d’être plus clair en braquant les projecteurs sur une image évoquée par l’Apôtre Paul. Lisons dans 1 Corinthiens au chapitre 9 les versets 24 à 27 : « Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul remporte le prix? Courez de manière à le remporter.Tous ceux qui combattent s’imposent toute espèce d’abstinences, et ils le font pour obtenir une couronne corruptible; mais nous, faisons-le pour une couronne incorruptible. Moi donc, je cours, non pas comme à l’aventure; je frappe, non pas comme battant l’air.Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres. »

Ces quatre versets sont le scénario de ce qui se joue actuellement dans le monde : une compétition de course ou de combat, des participants sur la piste, des spectateurs dans le stade, un prix à remporter. La compétition de course c’est la Grâce ; c’est le moyen par lequel on peut obtenir le prix. Les participants ce sont les chrétiens ; ce sont ceux qui s’inscrivent à la compétition par le baptême. En fait le baptême permet d’entrer dans la Grâce, symboliquement dans la course au prix. Les spectateurs dans le stade ce sont les païens ; ceux qui regardent courir les chrétiens, les jugent et se moquent même de la façon qu’ils courent sans vouloir participer à la course. Le prix à remporter c’est le salut.

La Bible nous dit que cette compétition de course a été organisée par Dieu, sans l’influence d’aucune autre créature. L’épitre de l’Apôtre Paul aux Éphésiens, en son chapitre 2, les versets 8 et 9 disent ceci : « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. » C’est donc clair que ce n’est pas parce qu’on priait trois fois par jour, ou qu’on offrait des holocaustes à Dieu, ni qu’on faisait la charité quotidiennement que la Grâce a été accordée aux Hommes.

Ici, un élément nouveau est ajouté : la foi. Il est dit que c’est par le moyen de la foi qu’on est sauvé. Qu’est-ce que la foi selon les Écritures ? La lettre de l’Apôtre Paul aux Hébreux, en son chapitre 11 verset 1 dit : « Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas. » Pour avoir la ferme assurance d’une chose qu’on espère, une chose qu’en plus on ne voit pas, il faut que quelqu’un nous l’ait dit, ou bien qu’on l’ait entendu quelque part. On a toujours foi en quelque chose, on a toujours foi en quelqu’un. La Bible nous dit que les Nations espèreront en Jésus. Voilà la foi par laquelle on est sauvé.

 Dans cette compétition de course organisée, Jésus est comme un coach qu’on doit écouter et suivre les instructions à la lettre pour obtenir le prix. Il dit Lui-même dans l’Évangile de Jean au chapitre 15, verset 5 : « Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. » Comment demeure-t-on en Jésus ? Dans l’Évangile de Jean au chapitre 14 verset 15 Jésus dit : « Si vous m’aimez, gardez mes commandements » voilà comment on demeure en Jésus.

Les commandements de Jésus sont les directives qui aident à gagner la couronne incorruptible, le Salut. Ils peuvent être durs mais c’est une discipline nécessaire au triomphe ; voilà pourquoi l’Apôtre Paul dit : « … Moi donc, je cours, non pas comme à l’aventure; je frappe, non pas comme battant l’air.Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti… » Et pourquoi se donnait-il tant de peine ? De peur d’être rejeté, après avoir prêché aux autres.

Certaines personnes qui se disent chrétiennes affirment que lorsqu’on est baptisé et qu’on devient chrétien, on est déjà sauvé. J’ai une question pour elles : pourquoi un Apôtre qui a été choisi par Jésus Lui-même, baptisé par l’eau et par le Saint-Esprit peut-il avoir peur d’être rejeté après avoir prêché aux autres ? Ceci ne vient-il pas confirmer qu’être baptisé ne garantit pas la rédemption ?

Dans sa deuxième lettre à Timothée, aux versets 6,7,8 du chapitre 4 l’Apôtre Paul déclare : « Car pour moi, je sers déjà de libation, et le moment de mon départ approche.J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m’est réservée; le Seigneur, le juste juge, me le donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement. » Nous comprenons par ce passage que c’est au terme de la course qu’on peut avoir l’assurance d’obtenir la couronne impérissable, le Salut. Plus clair encore est le verset 18 du même chapitre 4 : « Le Seigneur me délivrera de toute œuvre mauvaise, et il me sauvera pour me faire entrer dans son royaume céleste… » Notez qu’ici l’Apôtre conjugue le verbe sauver au futur, non au présent, ni au passé.

Maintenant, récapitulons : la Grâce est cette compétition de course au bout de laquelle on obtient une couronne impérissable : le Salut ; et la foi en Jésus, le coach, est cette discipline qui nous aide à gagner la couronne impérissable. Alors, lorsque prochainement vous entendrez parler de Grâce, pensez à une compétition de course ; lorsqu’on vous parlera de foi, pensez à la discipline qu’on adopte pour gagner la compétition ; et lorsqu’on vous parlera de Salut, pensez au prix, au trophée.

En conclusion, les chrétiens qui disent qu’on ne peut pas perdre le Salut une fois qu’on l’a eu ont raison, car le Salut ne peut s’obtenir qu’en fin de vie, lorsqu’on a achevé sa course. Ce qui fait réagir les autres chrétiens jusqu’à affirmer qu’on peut perdre le Salut après l’avoir eu, c’est parce que les premiers confondent la Grâce au Salut, car ceux-ci affirment que lorsqu’on est baptisé on obtient déjà le Salut. Ce n’est pas le Salut qu’on perd, mais c’est la Grâce qu’on perd, comme on peut perdre une course. Ce qu’on doit donc retenir c’est qu’après le baptême le chrétien entre dans la Grâce comme on entre dans une course. La Grâce n’est pas la fin, mais la Grâce est le moyen d’atteindre la fin. Le Salut c’est la fin : la couronne impérissable ; on ne l’obtient qu’après avoir achevé sa course, si on a l’assurance d’avoir accompli ce que l’Apôtre dit en sa deuxième lettre à Timothée au chapitre 4 versets 7 et 8 : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m’est réservée; le Seigneur, le juste juge, me le donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement. »  Souvenez qu’avant, en sa lettre aux Philippiens, chapitre 3 versets 12 à 14, ce même Apôtre disait : « Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus Christ.Frères, je ne pense pas l’avoir saisi; mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant,je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus Christ. »

Que Dieu vous bénisse tous !  

Expliquer la Nature de Dieu

Imaginez des enfants de l’école primaire – qui ne sont qu’à l’arithmétique – voulant comprendre et résoudre un algorithme… C’est ainsi que sont les hommes et les femmes devant leur désir de comprendre et résoudre l’énigme de la Nature du Père, sa relation avec le Fils et le Saint-Esprit.

 C’est vers la fin du deuxième siècle après Jésus-Christ, si ma mémoire et mes connaissances sont à jour, qu’on a commencé à vouloir expliquer la nature de Dieu, puis sa relation avec le Fils et L’Esprit Saint de façon cartésienne, par l’imagerie : les uns parlant de l’analogie du soleil-rayon-chaleur. D’autres parlant de l’analogie de la Source-rivière-vapeur. Mais qu’est-ce qui cloche dans ces raisonnements ?

Que dit le deuxième commandement de Dieu ? « Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. » Je sais que Dieu parlait ici en termes d’adoration, mais ne voulait-Il pas aussi dire qu’Il ne ressemble en rien à ces choses ? Faire une analogie de la relation Père – Fils – Saint Esprit avec des données fausses ne biaise-t-il pas la compréhension de ce qu’est cette relation ?

En sa première épitre à Timothée, au chapitre 6, le verset 16, l’Apôtre Paul dit, parlant de Dieu : « qui seul possède l’immortalité, qui habite une lumière inaccessible, que nul homme n’a vu ni ne peut voir, à qui appartiennent l’honneur et la puissance éternelle. Amen! » Comment expliquer de façon cartésienne – comme essaient de le faire les théologiens – ce que nul homme n’a vu, ni ne peut voir ? Comment parler avec certitude de la Nature de Dieu – comme essaient encore de le faire les théologiens – alors qu’on ne connait de Lui que ce que disent La Bible, les prophètes et les Apôtres ?

A-t-on besoin de raisonner pour comprendre la Nature de Dieu et celle du Fils ? Que dit la Bible à ce propos ?

L’évangile de Matthieu, au chapitre 16, les versets 13 à 17, dit ceci : « Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples: Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ?Ils répondirent: Les uns disent que tu es Jean Baptiste; les autres, Élie; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes. Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ? Simon Pierre répondit: Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit: Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. »

Nous voyons donc que c’est le Père qui révèle la Nature du Fils. Il ne l’explique pas, mais Il le révèle. En plus, Il le révèle à qui Il veut ! Souvenons-nous qu’il y avait là, avec Jésus, douze Apôtres, mais à un seul la Vérité de la Nature du Fils a été révélé. Le Seigneur, en l’évangile de Matthieu, au chapitre 11, le verset 27 dit : « Toutes choses m’ont été données par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père; personne non plus ne connaît le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. » Jésus montre par ce verset qu’aucune théologie, qu’elle soit des docteurs de la Loi, qu’elle soit de l’église primitive, ne peut expliquer clairement la Nature du Père, ni Celle du Fils : comment donc pouvoir démontrer une relation entre deux Natures qu’on ne peut expliquer ?

En sa première épitre à Timothée, au chapitre 6, les versets 3 à 5, l’Apôtre Paul dit ceci : « Si quelqu’un enseigne de fausses doctrines, et ne s’attache pas aux saines paroles de notre Seigneur Jésus Christ et à la doctrine qui est selon la piété, il est enflé d’orgueil, il ne sait rien, et il a la maladie des questions oiseuses et des disputes de mots, d’où naissent l’envie, les querelles, les calomnies, les mauvais soupçons,les vaines discussions d’hommes corrompus d’entendement, privés de la vérité, et croyant que la piété est une source de gain. » Les saines paroles de notre Seigneur Jésus disent que c’est le Père qui révèle le Fils. Elles disent aussi que c’est le Fils qui révèle le Père, et qu’Il le révèle à qui Il veut !

Le livre des Proverbes, au chapitre 3, les versets 5 et 6, dit : «Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, Et ne t’appuie pas sur ta sagesse;reconnais-le dans toutes tes voies, Et il aplanira tes sentiers. » Les Apôtres et l’église primitive avant la « la maladie des questions oiseuses et des disputes de mots » connaissaient bien ce texte. Ils n’avaient pas besoin de comprendre la relation entre le Père et le Fils par leur sagesse, ni par leur propre entendement : ils le savaient par révélation, ou par les saines paroles de Christ. Est-ce que Dieu est mort ? Est-ce que Dieu a cessé d’enseigner ses enfants ? Pourquoi avons-nous besoin de tous ces docteurs et théologiens pour nous parler de la relation entre le Père et le Fils ? Pourquoi ne le demandons-nous pas à Dieu ? Jésus, en l’évangile de Matthieu, au chapitre 7, le verset 7, ne dit-Il pas : « Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira. » ?

Pourquoi aujourd’hui les hommes et les femmes sont dans cet obscurantisme qui les empêche de comprendre le Père, son Fils, leur Nature et la relation qui les lie ? Dans sa deuxième épitre à Timothée, au chapitre 4, les versets 3 et 4, l’Apôtre Paul répond à cette question : « Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables. » Aujourd’hui, les hommes et les femmes ne supportent plus la saine doctrine de Christ ; ils veulent non seulement qu’on les convainc, mais aussi qu’on les convainc avec ce qu’ils veulent entendre.

Mais est-ce que le but du chrétien, ou celui de l’enseignant du christianisme c’est de convaincre à tout prix ?

L’évangile de Marc, au chapitre 16, verset 15, dit : « Puis il leur dit: Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. » Prêcher veut dire vanter, expliquer, mais aussi simplement annoncer le Royaume de Dieu. Et comment le chrétien ou l’enseignant est supposé annoncer ce royaume ? L’évangile de Matthieu, au chapitre 10, les versets 11 à 14, dit : « Dans quelque ville ou village que vous entriez, informez-vous s’il s’y trouve quelque homme digne de vous recevoir; et demeurez chez lui jusqu’à ce que vous partiez. En entrant dans la maison, saluez-la; et, si la maison en est digne, que votre paix vienne sur elle; mais si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne à vous.Lorsqu’on ne vous recevra pas et qu’on n’écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds. » Nous voyons par ce texte qu’il n’est pas question de convaincre les gens à tout prix, mais de parler à des gens qui sont disposés à écouter.

Certains me diront : Pourquoi donc L’Apôtre Paul essayait de convaincre à tout prix les Juif dans les Synagogues au début de son ministère ? C’est simple ! Les juifs attendaient déjà un Messie depuis presque deux mille ans, mais lorsqu’Il est arrivé la majorité ne le reconnurent pas. Les convaincre c’était donc de prendre des éléments de leur Loi pour prouver que Celui qu’ils ont rejeté était bien Celui qu’ils attendaient. Convaincre c’est faire une démonstration en apportant des éléments définis dans un domaine bien précis. Si les gens n’acceptent pas déjà les évidences et les axiomes du domaine de définition, comment peut-on les convaincre ? Les juifs acceptaient le domaine de définition – présent dans le judaïsme – dès le départ, voilà pourquoi l’Apôtre essayait de les convaincre. Nombre de païens n’acceptent pas le domaine de définition du christianisme, comment peut-on les convaincre ?

Pourquoi les hommes de Dieu ne doivent pas perdre leur temps dans ce que l’Apôtre Paul appelle « les vaines discussions d’hommes corrompus d’entendement » ? Eh bien, parce que si un homme ou une femme conteste les saines paroles de Christ (notez que je ne parle pas des doctrines ou des théologies humaines qui découlent de l’entendement que chacun fait de ces paroles), alors il n’est pas de la bergerie du Seigneur ; or, Celui-ci dit, en l’évangile de Jean, au chapitre 10, le verset 27 : «Mes brebis entendent ma voix; je les connais, et elles me suivent. » Vouloir convaincre à tout prix les gens à suivre la saine doctrine de Christ n’est-ce pas tenter de transformer les boucs en brebis ? N’est-ce pas une entreprise vouée à l’échec ?

Jésus, notre Maître, dit encore en l’évangile de Jean, au chapitre 6, le verset 44 : « Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire; et je le ressusciterai au dernier jour. » Voilà la saine doctrine de Christ ; et si quelqu’un dit le contraire, ou développe une théologie autre, il cherche un gain, tout comme celui qui, par des prouesses intellectuelles, cherche à expliquer la Nature de Dieu et la relation entre le Père et le Fils. La saine doctrine de Christ nous dit que le Fils nous le révèle, et cela nous suffit.

Maintenant, je sais que certaines personnes essaient d’expliquer la Nature du Père et celle du Fils avec de bonnes intentions. Je sais que certaines personnes essaient d’expliquer la relation entre le Père et le Fils avec de bonnes intentions, mais il est important de rester concentré sur la doctrine du Fils, et celle des Saintes Écritures : aller au-delà c’est vouloir démontrer ; et qui parle de démonstration parle d’exploit personnel. Dans le christianisme on ne prône pas l’exploit personnel, mais la foi et la glorification du Dieu Suprême et de son Fils. Lorsqu’on démontre, on parle de nous, on met au-devant nos compétences. Mais lorsqu’on montre, on met au-devant ce qu’on a reçu par Dieu, par son Fils, ou par le Saint Esprit. Jésus ne démontra pas le Père, mais Il le montra à travers ce qu’Il avait reçu de Lui.

Irénée de Lyon est l’un des premiers pères de l’église à vouloir démontrer la relation existant entre le Père, le Fils et l’Esprit Saint dans son essai intitulé : Démonstration de la prédication apostolique. Le résultat est si mauvais qu’on ne pouvait l’accepter qu’en cette période où peu de gens possédait une Bible ; car, n’importe quelle personne ayant lue la Bible en entier peut attaquer et détruire cette démonstration en se basant sur les Saintes Écritures. Raisonnons un peu avec les paroles de notre Seigneur en Matthieu 11 : 27 « Toutes choses m’ont été données par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père; personne non plus ne connaît le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. » Il résulte de ce verset que c’est le Fils et SEULEMENT le Fils qui RÉVÈLE la Nature totale du Père. Si un homme, ou une femme, est capable d’expliquer cette Nature dans sa totalité, emmenant les autres à la connaissance parfaite du Père, alors Jésus devient menteur de dire que Lui seul révèle le Père.

Ce verset dit encore que, même si le Christ a révélé le Père à un tiers, celui-ci ne pourrait pas expliquer la Nature totale du Père à un autre, sinon Jésus deviendrait menteur de dire que Lui seul révèle le Père. Si maintenant nous associons Matthieu 11 : 27 à Matthieu 16 : 17 « Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. » Jésus seul révélant le Père, et le Père seul révélant Jésus, la relation qui existe entre les deux ne peut être comprise que par ceux à qui ces deux Entités veulent la révéler. Puis, ces personnes l’ayant comprise par révélation ne pourront jamais réussir à démontrer cette relation parce qu’ils feront de ces deux Entités des menteurs ; vous comprenez donc pourquoi expliquer la relation existant entre le Père et le Fils est une entreprise vaine et vouée à l’échec ?

À quoi comparerais-je la génération actuelle des hommes et des femmes dans leur volonté à expliquer la Nature de Dieu et la relation du Père et du Fils ? Je les comparerais à des robots à l’intelligence artificielle qu’un jour un électronicien a fabriqué, leur a doté d’une mémoire limité, puis a ensuite introduit en eux des logiciels conçus pour avoir la connaissance de certaines choses. L’électronicien, son fils, et tout son staff technique a placé ces robots dans un entrepôt où ils ne peuvent presque pas sortir, au milieu des milliers d’autres entrepôts. Un jour, ces robots à la mémoire limité décidèrent de spéculer sur la nature de leur fabricant et la relation qu’il a avec celui qui un jour s’est présenté à eux comme son fils, se fiant à un règlement intérieur de la vie dans l’entrepôt apporté par des ouvriers de l’électronicien. À travers les lignes et le contenu de ce règlement intérieur on peut avoir quelques indices de la nature du fabricant, mais pas plus. Deux camps opposés se formèrent, chacun convaincu de détenir la vérité. Or, le fils, lorsqu’il était au milieux d’eux leur avait dit : « personne ne peut me connaitre, ni connaître mon père si celui-ci, ou moi, ne lui donnons le logiciel qui permet de nous comprendre »

En tant que chrétien ou enseignant de la parole de Dieu, est-il vraiment nécessaire d’expliquer la Nature de Dieu alors que nous l’avons reçue par révélation et que toute tentative d’en parler peut non seulement se solder par un échec, mais aussi mettre en déroute ceux qui nous écoutent ? Ne devrions-nous pas prier afin que Dieu, ou Jésus par l’Esprit Saint le fasse de façon adéquate à notre place ? Je laisse chacun libre de sa réponse.

Dans son épitre, l’Apôtre Jacques, au chapitre premier, le verset 26 dit : « Si quelqu’un croit être religieux, sans tenir sa langue en bride, mais en trompant son cœur, la religion de cet homme est vaine. » J’espère que ces mots ne tombent pas dans des oreilles de sourds ! Des hommes pieux ont craint, jusqu’au tremblement, de parler du Très-Haut n’importe comment ; l’un d’eux était Habacuc. Et comme lui, je dis : « L’Éternel est dans son Saint Temple, que toute la terre fasse silence devant Lui ! »

Sodom and Gomorrah (an allegory of the end of times)

The story

The sun was already high enough in the Jordan plain when on the highlands of Canaan three men appeared among the oaks of Mamre. Abraham, seated in front of his tent, quickly got up and went to them. He suggested they rest for a moment before continuing their journey; they accepted. Sarah baked cake and veal; then, after having eaten, they got up to go away. One of them, the Lord, said to Abraham: 

– The cry against Sodom and Gomorrah has increased, and their sin is enormous. Therefore, I am going to descend, and I will see if they have acted entirely according to the rumor that has come to me; and if it is not, I will find out.         

Abraham thought of his nephew Lot who lived in the Jordan plain and, worried, asked Him: 

– Will you also destroy the righteous with the wicked? Perhaps there are fifty righteous in the city: will you also destroy them, and will you not forgive the city for the sake of the fifty righteous who are in it? To kill the righteous with the wicked, so that it is with the righteous as well as the wicked, far from you this way of acting! far from you! He who judges all the earth, will he not exercise righteousness?         

Thus, began a discussion between the Lord and Abraham, which ended in an agreement: If the Lord found even ten righteous people in the city, for them He would not destroy it. 

And the Lord departed.

It was almost evening in the Jordan Valley; the sun, before going down, greeted the beauty and the pride of Sodom, beautiful as a garden of the Lord, splendid as the land of Egypt. A group of farmers returning from fields greeted the few men who had just finished building a citadel on the main place of the town before disappearing each to his house. Not far away, at the small food crops market, clients who were late were buying what they needed for the meal.

The two men walked hesitantly towards the entrance to the town; it had the reputation of being inhospitable, and its haughty inhabitants indulged in all kinds of depravity.  Some young adults who were sitting in a circle on the floor doing nothing, eating candies, and drinking wine, watched them with mischievous eyes. Before the two strangers entered the city, a man came out of his house and invited them to spend the night in its home: his name was Lot. 

After the feast he gave them, and as they were getting ready to go to bed, there was a knock on his door. Lot, coming out and closing the door behind him, found himself face to face with the entire population of the city, adults, and children: 

– Where are the men who entered your house this night? Bring them out to us, so that we know them.         

Lot, having lived with his uncle Abraham, knowing the God he serves and knowing the values ​​that pleases Him, protected the strangers, even going so far as to offer his virgin daughters to attackers so that his visitors could be safe. The locals did not accept his proposal. As they pressed Lot to harm him, one of the two strangers opened the door and pulled their host inside. They revealed to Lot their identity, but also the purpose of their visit. Outside, the people of Sodom were preparing to break the door of the house; so, the strangers, who were in fact the angels of the Lord, smote them with blindness. They spent the rest of the night in darkness, looking for the entrance to Lot’s house.

In the early morning, the angels urged Lot and his family to leave the city because they were going to destroy it. He went to ask his sons-in-law to come with them, but they thought he was joking. And as soon as Lot and his family were safe in the nearest city, Zoar, the angels caused a rain of fire and sulfur to fall on Sodom, Gomorrah, and the surrounding cities. However, disobeying the order of the exterminators, Lot’s wife looked back and became a pillar of salt. Only Lot and his two daughters managed to save themselves from this punishment from God.

Morality

This account is an episode in the life of Abraham and that of his nephew Lot. It shows us how God punishes men, and why he punishes them.

First, it is the story that shows us, with these words, the first reason why God chastises Sodom: “Where are the men who entered your home last night? Bring them out to us, so that we know them.  » Here we face sexual immorality and the epistle of Jude in verse 7 corroborates it in these terms :  » … that Sodom and Gomorrah and the neighboring towns, who like them indulged in fornication and vices against nature, are given as an example, suffering the penalty of an eternal fire. «    

Then, by investigating, we find in the book of the prophet Ezekiel the other reason why God destroyed Sodom. In chapter 16, verses 49-50 of this book we can read: “This was the crime of Sodom, your sister. She had pride, she lived in abundance and in carefree security, she, and her daughters, and she did not support the hand of the poor and the needy. They became haughty, and they did abominations before me. I made them disappear when I seen it.  » We can summarize these charges in one word: luxury.     

Knowing the sin of Sodom and Gomorrah helps us not to reproduce it because the episode we have just related shows the punishment that awaits those who act like them. The story also shows us that doing good and practicing hospitality can save our lives. Here, we have a good example of what the Apostle Paul said in Hebrews chapter 13, verse 2:  » Do not forget hospitality; for, while exercising it, some have lodged angels without knowing it.  » Finally, the text shows us the consequences of disobedience to God’s commandments: Lot’s wife, for having ignored an order, has paid with his life the price.      

The allegorical dimension

It is Christ, in the Gospel of Luke in chapter 17 verse 32:  » Remember Lot’s wife « , who introduced the idea of ​​an allegory in the scenario of the destruction of Sodom and Gomorrah. In my opinion, there is not only one allegorical level in this text, but several; I found 3 

The first allegorical level foreshadows the condition of the Christian, represented here by Lot and his family. It is a pious family who, even living among the wicked, keep the commandments of God , that is why they give hospitality to these strangers without even suspecting who they are, nor even being afraid of the consequences of their act. In the Gospel of John chapter 15, verse 13, Jesus declares: “There is no greater love than to lay down one’s life for one’s friends.  » Lot, putting himself between foreigners and people of Sodom, prefigured this commandment. Then, when he proposes his daughters to spare the angels, many people find this behavior strange, some even find him irresponsible. But this gesture foreshadowed the command that Christ would give later in the Gospel of Matthew in chapter 10, verse 37 : « He who loves his father or his mother more than me is not worthy of me, and he who loves his son or daughter more than me is not worthy of me. »       

In this short story, the Gospel is preached at least 3 times: first, Lot preaches by example, because he will be called  » Righteous  » by the Apostle Peter in his second epistle in chapter 2, verses 7 and 8: « … and if he delivered the righteous Lot, deeply saddened by the conduct of these men without restraint in their dissolution (for this righteous, who dwelt among them, daily tormented his soul just because of what ‘he saw and heard of their criminal works);  » Then Lot preaches the good to the inhabitants of Sodom when demanding foreigners to have immoral relations with them. He said this: “My brethren, please do not do evil!  » (Genesis 19:7) But in response he received tribulations. Finally, Lot preaches the end of their world to his sons-in-law, and asks them to flee the punishment with him, but they say to themselves that he is joking, as many later will believe that Christians are joking.        

The account of the fall of Sodom and Gomorrah prefigures divine Grace , Lot confirms it in the book of Genesis in chapter 19, verse 19: “Behold, I have found grace in your eyes, and you have shown the greatness of your mercy towards me, preserving my life; but I cannot escape to the mountain before disaster strikes me, and I will perish. » Remember that God said if He finds 10 righteous within the city, He will not destroy it. But there were only 4, so the Lord destroyed the city while sparing the 4 lives: why? The book of Genesis chapter 19, verse 29 says:  » When God destroyed the cities of the plain, he remembered Abraham; and he caused Lot to escape from the midst of the disaster, whereby he overturned the cities where Lot dwelled.  » It is out of respect for Abraham that God did not destroy Lot and his family. Only his wife perished, for she illustrates well the words of Jesus in the Gospel of Luke in chapter 9, verse 62: “ Whoever puts his hand to the plow and looks back is not fit for the kingdom of God.  » It is for the sake of Abraham God did not permit that Lot and his family perish: He gave them Grace! And when we discover who Abraham prefigures, we better understand this Grace …           

I am going to make a parenthesis to say that there is a recurring discussion about the Grace of God, and how when you have acquired it you can no longer lose it; it is a misunderstanding due to the misinterpretation of the concept of Divine Grace developed by the Apostle Paul in his letter to the Romans, and his epistle to the Ephesians. In this story, Lot’s wife obtains the Grace of God, but she perishes. Jesus points to this detail in the Gospel of Luke in chapter 17, verse 32: “Remember Lot’s wife!  » As if to warn us. The Apostle Paul, more clearly, says in his first letter to the Corinthians in chapter 10, verse 11, after having mentioned in the first 10 verses of the same letter that some Jews lost Grace after disobeying the commandments of God: “ These things happened to them as examples, and they were written for our instruction, to us who have come to the end of the ages. »    

Finally, the journey of Lot and his family to Zoar foreshadows the journey of the Christian as soon as Grace is granted to him, Zoar being a kind of  » Promised Land « ; the allegory shows that not all will be able to make it to there, only those who remain attached to the order, or to the commandment. Christ will say later in the Gospel of John in chapter 15, verses 3 to 6: You are already clean, because of the word which I have spoken to you. Abide in me, and I will abide in you. As the branch cannot bear fruit of itself unless it abides in the vine, so neither can you unless you abide in me. I am the vine; you are the branches. He who abides in me and in whom I abide bears much fruit, for without me you can do nothing. If anyone does not abide in me, he is cast out like a branch, and he withers; then they collect the branches, throw them into the fire, and they burn.  » And we know that abide in Christ means keeping His commandments.        

At the second allegorical level the story of the destruction of Sodom and Gomorrah foreshadows the end of time. And to show it , we will first highlight the similarities with all the other biblical accounts which are an allegory of the end of times, then find out who Abraham prefigures to better understand what is happening in this episode of Lot’s life. But first, more convincing are these words of the Lord when He speaks of the end of times in the Gospel of Luke in chapter 17, verse 28 and 29: “What happened in the days of Lot will happen likewise. Men ate, drank, bought, sold, planted, built; but on the day that Lot came out of Sodom, a rain of fire and sulfur fell from heaven, and destroyed them all. » Is not here a concrete connection between the event occurring in the plain of Jourdain and that of the end of times? 

In the Bible, the four allegorical accounts of the end of times (excluding the Apocalypse because , even if in the Revelation to John the details remain mysterious, it is clear that it is the detailed account of the events of the end of times) are: 

The story of the flood

The story of the destruction of Sodom and Gomorrah

The deliverance of the Jewish people from Egypt

The take of Jericho

To start, the common elements to all these stories are:

The depravity of many and the wickedness that prevails in the destroyed places. 

Then, each time it is a small number of people who are saved, even in the case of the Jewish slaves in Egypt ( at the beginning they were nearly six hundred thousand souls, only two people of this generation entered the promised land ). 

Third, it is always the hand of God that is behind the destruction, even in the take of Jericho where it feels like the Israelites are fighting; remember that Joshua, before attacking the city, saw an angel of the Lord with a sword. He asked him if he was a friend or an enemy, this one told him he was the head of army of the Lord (Joshua 5:13-14)  

 We also notice in all the accounts that those who escape punishment are in a small space while the shadow of death lurks outside: Noah in his ark while the waters decimated the rest of the world, the Jews in their habitation while the exterminator took the lives of the Egyptian firstborn, Rahab and his family in her house while the people of Jericho were being killed, Lot and his family locked in their homes while the inhabitants of Sodom sought to kill them . . . And perhaps because God would decide later not to destroy again the earth by water, which is why there is fewer common details between the allegory of the flood and other allegories… 

In fact, we can find in the 3 other allegories the notion of the two witnesses – sometimes spies – before the destruction but not in the story of the flood. The two angels in the account of the destruction of Sodom and Gomorrah had their first mission to spy to confirm that the accusations brought up to the Lord were true (Genesis 18:21). Moses and Aaron are these two witnesses for the allegory of the Jewish exodus. Joshua sent two men to spy on Jericho before his army attacked the city (Joshua 2:1). The account of Revelation also mentions these two witnesses (already announced in the book of Zechariah) in chapter 11, verse 3: « I will give to my two witnesses the power to prophesy, clothed in sackcloth, for one thousand two hundred and sixty days. » Verses 5 and 6 of the same chapter provide specifications on the powers of these two witnesses : « If anyone wants to harm them, fire comes out of their mouth and devours their enemies; and if anyone wants to hurt them, he must be killed in this way. They have the power to close the sky so that it does not rain in the days of their prophecy; and they have the power to turn the waters into blood, and to strike the earth with every kind of plague, whenever they will. » This fits well with what did the two angels to the cities of the plain of Jordan, similarly with what did Moses and Aaron before Pharaoh.      

The Bible repeatedly associates Sodom and Egypt. For example, when Abraham and Lot separate, the book of Genesis chapter 13, verse 10 says: « Lot lifted his eyes, and beheld all the plain of Jordan, that it was well watered. Before the Lord destroyed Sodom and Gomorrah, it was as far as Zoar as a garden of the Lord, like the land of Egypt. » The book of the Apocalypse Chapter 11, verse 8 also says :  » And their dead bodies [of the two witnesses] will be on the street of the great city, which is called, spiritually, Sodom and Egypt, where also their Lord was crucified.  » This leads us to consider more carefully the elements of the allegories of the destruction of Sodom and that of the Jewish people walking out from Egypt, particularly since the revelation to John about the end times literally recounts all the plagues that occurred in Egypt.     

Indeed, the angels by striking the inhabitants of Sodom with blindness plunges them into darkness, just as Moses and Aaron plunged Egypt into darkness for 3 days. Jesus said in the Gospel of Matthew in chapter 24, verse 29 that the sun will be darkened, and the moon will no longer give its light. 

The text of Revelation in chapter 8, verse 12, meanwhile, says: “The fourth angel sounded his trumpet. And a third of the sun was struck, and a third of the moon, and a third of the stars, that a third might be darkened, and the day might lose a third of its brightness, and so also the night. » It must be remembered that it is the people of Sodom who are in darkness, because inside the house Lot, his family and his guests are illuminated. The Bible also said that while Egypt was in darkness, the children of Israel had lighting (Exodus 10:23); therefore, the two allegories fit well with the reality of Revelation. Moreover, darkness, whether in the scenario of Sodom, or that of Egypt, or that of Jesus and that of John in the Apocalypse, always precedes the end.   

The account of the destruction of Sodom, on an allegorical level, is complete compared to the other accounts which foreshadow the end because, in addition to the elements which it has in common with the others, it has others which are unique to him. This observation takes us to a third allegorical level, a level which requires discovering who the Patriarch Abraham prefigures to understand the meaning of the allegory.

Who does Abraham prefigure?

To find out, we will read the book of Genesis from chapter 12 to chapter 25, a piece of parchment that tells us about the life of the patriarch. We discover, after reading, some resemblances between the nature and the functions of Abraham and Jesus; let us explore some of these similarities: 

– Abraham is a source of blessing (Genesis 12:2-3 and Genesis 22:18). Jesus is the source of blessing and life (John 11:25).             

– Abraham leaves his homeland and his father’s house for another country at God’s request (Genesis 12:1). Jesus left heaven, his father’s house, for earth at the behest of God (John 3:16).            

– As soon as Abraham begins to call on the name of God, a famine threatens his life and pushes him to dwell in Egypt for a while (Genesis 12:10). As soon as Jesus is born, his life is threatened. He will be hidden in Egypt with his parents for a time (Matthew 2:13-14).            

– Abraham calls Lot “his brother”, even though he is his nephew (Genesis 13:8). Jesus calls his disciples « brothers » (Hebrews 2:11) .                

– Abraham receives a promise from God (Genesis 13:15). Jesus has the promise of God (Psalm 110:1).            

– Abraham helps and saves his brother Lot (Genesis 14:14). Jesus helps and saves his brothers the Christians (John 4:42).            

– Abraham had complete confidence in God (Genesis 15:6). Jesus had complete confidence in God (John 11:42).            

– Abraham was honest. Jesus had integrity.         

– God established a covenant with Abraham according to which he would be the father of a multitude of nations (Genesis 17:2-14). God said to Jesus: You are my Son, today I have begotten you. Ask me, and I will give you the nations for an inheritance, the edges of the earth for your possession (Psalm 2:7).             

– Abraham had the custom to wash feet (Genesis 18:4). Jesus washes the feet of his Apostles (John 13:5).            

– Abraham is chosen by God to keep the ways of the Lord. Jesus is chosen by God to exhorts men to keep the ways of the Lord.         

– Abraham intercedes for men (Genesis 18:23-32). Jesus intercedes for men (1 Timothy 2: 5 and Hebrews 7:25)             

– Abraham was a prophet, able to pray that his fellows live (Genesis 20:7 and Genesis 20:17). Jesus was a prophet who could give life (John 11:25).             

– Abraham gives God what he has most precious: his son (Genesis 22:9-12). Jesus gives God what He has most precious: his life (John 10:17-18).              

– Abraham is called Lord and Prince of God (Genesis 23:6). Jesus is Lord and Prince of life (Acts 3:15).            

If Abraham foreshadows Jesus Christ, the allegory of the destruction of Sodom delivers other elements of the end of times. We can therefore see the discussion of the Eternal and Abraham before the destruction of the Jordan plain (Genesis 18:23-32) as a foreshadowing of Christ’s intercession for Christians. We understand that God will destroy the earth because  » He will not find enough just to make Him change His mind. Nevertheless, before destroying it, and for the sake of Christ, He will remove from the midst of the earth the few found righteous. Remember Lot and his family were slow to go, so the angels took them by the hands and led them out of the city; this gesture foreshadows the rapture of the church illustrated in the first epistle to the Thessalonians, chapter 4 verse 17. Remember also what Jesus said in the gospel of Luke in chapter 17, verse 34: “I tell you , in that night, of two people who will be in the same bed, one will be taken and the other left;  » Lot’s in-laws are left, to foreshadow the words of the Lord.    

By pushing the allegory a little further, I asked myself some questions: why the Bible does not speak most of the other members of Lots group, but focuses only on his family? does it want to point us towards something specific? Why this family of 3 women and a man? Why it is the mother who disobeys and not one of the girls? 

In the Epistle to the Galatians, in chapter 4 verse 24, the Apostle Paul reveals that the woman symbolizes a covenant. So then, Hagar was a covenant, the old covenant, and Sarah was the new covenant. Lot’s wife would therefore prefigure a covenant that will perish, and her daughters, a new covenant that would go to the mountain, here symbolizing the Kingdom of God also mentioned in the book of the prophet Daniel in chapter 2, verses 35 and 44- 45. Another explanation would be that Lot prefigures the Apostles of Christ because, he is a disciple of Abraham (prefiguring Christ), and although living among this corrupt people – Sodom – he kept the customs of his uncle. His wife would therefore prefigure the church which over the years will become corrupted. His daughters, therefore, foreshadow the churches of the reform that, walking in the ways of their father, will make it with him up to the mountain. And since the Bible emphasizes this detail « preserve seed of our father » (Genesis 19 : 32 and 34) when Lot’s daughters decided to sleep with him, we have a foreshadow of what the LORD will announces  later in the book of the prophet Jeremiah in chapter 31, verses 31-34: « Behold, the days come, saith the Lord, when I will make with the house of Israel and the house of Judah a new covenant, not like the a covenant which I made with their fathers, in the day that I took them by the hand to bring them out of the land of Egypt, a covenant which they have broken, although I was their master, saith the Lord. But this is the covenant that I will make with the house of Israel after those days, says the Lord: I will put my law within them, and I will write it in their hearts ; And I will be their God, and they will be my people. This one will no longer teach his neighbor, nor that one his brother, saying, Know the Lord! For all will know me, from the smallest to the greatest, saith the Lord; For I will forgive their iniquity, And I will no longer remember their sin. »  

Sodome et Gomorrhe (une allégorie des temps de la fin)

Le récit

Le soleil était déjà assez haut dans la plaine du jourdain lorsque sur les hauts plateaux de Canaan trois hommes apparurent parmi les chênes de Mamré. Abraham, assis devant sa tente, se leva promptement et alla vers eux. Il leur proposa de se reposer un instant avant de continuer leur route ; ils acceptèrent. Sarah fit cuire du gâteau et de la viande de veau ; puis, après avoir mangé, ils se levèrent pour s’en aller. L’un d’eux, l’Éternel, dit à Abraham :

  • Le cri contre Sodome et Gomorrhe s’est accru, et leur péché est énorme. C’est pourquoi je vais descendre, et je verrai s’ils ont agi entièrement selon le bruit venu jusqu’à moi; et si cela n’est pas, je le saurai.

Abraham pensa à son neveu Lot qui habitait la plaine du jourdain et, inquiet, lui demanda :

  • Feras-tu aussi périr le juste avec le méchant? Peut-être y a-t-il cinquante justes au milieu de la ville: les feras-tu périr aussi, et ne pardonneras-tu pas à la ville à cause des cinquante justes qui sont au milieu d’elle? Faire mourir le juste avec le méchant, en sorte qu’il en soit du juste comme du méchant, loin de toi cette manière d’agir! loin de toi! Celui qui juge toute la terre n’exercera-t-il pas la justice?

Ainsi commença entre l’Éternel et Abraham une discussion qui s’acheva par un accord : si l’Éternel trouvait ne serait-ce que dix justes dans la ville, pour ceux-ci Il ne la détruirait pas.

Et l’Éternel s’en alla.

Il était presque soir dans la vallée du jourdain ; le soleil, avant de se coucher, glorifiait la magnificence et l’orgueil de Sodome, belle comme un jardin de l’Éternel, splendide comme le pays d’Égypte. Quelques d’agriculteurs, revenant des champs, saluèrent les quelques hommes qui achevaient de bâtir une citadelle sur la place de la ville avant de s’engouffrer chacun dans sa maison. Non loin de là, au petit marché de cultures vivrières, des clients retardataires achetaient ce qu’il leur fallait de vivre pour le repas du soir.

Les deux hommes avançaient d’un pas hésitant vers l’entrée de la ville ; elle avait la réputation d’être inhospitalière et, ses habitants hautains se livraient à toutes sortes de dépravations. De jeunes sodomites, assis en cercle à même le sol à ne rien faire, mangeant des friandises et buvant du vin, les regardèrent avec des yeux malicieux. Avant que les deux étrangers n’entrassent dans la ville un homme sortit de sa maison et les convia à passer la nuit chez lui : il s’appelait Lot.

Après le festin qu’il leur donna, et tandis qu’ils s’apprêtaient à aller au lit, on cogna à sa porte. Lot, sortant et fermant le battant derrière lui, se trouva nez à nez avec la population entière de la ville, adultes et enfants :

  • Où sont les hommes qui sont entrés chez toi cette nuit? Fais-les sortir vers nous, pour que nous les connaissions.

Lot, ayant vécu avec son oncle Abraham, connaissant le Dieu que ce dernier sert, et sachant les valeurs qui lui plaisent, protégea les étrangers, allant même jusqu’à proposer ses filles vierges aux agresseurs afin qu’on laissât ses visiteurs tranquilles. Les habitants de la ville ne les voulurent pas. Tandis qu’ils pressaient Lot pour lui faire du mal, l’un des deux étrangers ouvrit la porte et tira leur hôte à l’intérieur. Ils dévoilèrent à Lot leur identité, mais aussi le but de leur visite. Dehors les habitants de Sodome s’apprêtaient à forcer la porte de la maison ; alors les étrangers, qui en fait étaient les anges de l’Éternel, les frappa de cécité. Ils passèrent le restant de la nuit dans les ténèbres, à chercher l’entrée de la maison de Lot.

Au petit matin, les anges pressèrent Lot et sa famille de sortir de la ville car ils allaient la détruire. Celui-ci alla demander à ses gendres de venir avec eux, mais ceux-ci crurent qu’il plaisantait. Et sitôt que Lot et sa famille furent en sécurité dans la ville la plus proche, Tsoar, les anges firent tomber une pluie de feu et de soufre sur Sodome, Gomorrhe, et les villes alentour. Cependant, désobéissant à la consigne des exterminateurs, la femme de Lot regarda en arrière et devint une statue de sel. Seul Lot et ses deux filles réussirent à se sauver de cette punition de Dieu.

La morale

Ce récit est un épisode de la vie d’Abraham et de celle de son neveu Lot. Il nous montre comment Dieu punit les hommes, et pourquoi il les punit.

D’abord c’est le récit qui nous montre, par ces mots, la première raison pour laquelle Dieu châtie Sodome : « Où sont les hommes qui sont entrés chez toi cette nuit? Fais-les sortir vers nous, pour que nous les connaissions. » Ici, nous faisons face à l’immoralité sexuelle et, l’épitre de Jude au verset 7 le corrobore en ces termes : « … que Sodome et Gomorrhe et les villes voisines, qui se livrèrent comme eux à l’impudicité et à des vices contre nature, sont données en exemple, subissant la peine d’un feu éternel. » 

Ensuite, en investiguant, on trouve dans le livre du prophète Ézéchiel l’autre raison pour laquelle Dieu détruit Sodome. Au chapitre 16, versets 49-50 de ce livre on peut lire : « Voici quel a été le crime de Sodome, ta sœur. Elle avait de l’orgueil, elle vivait dans l’abondance et dans une insouciante sécurité, elle et ses filles, et elle ne soutenait pas la main du malheureux et de l’indigent.Elles sont devenues hautaines, et elles ont commis des abominations devant moi. Je les ai fait disparaître, quand j’ai vu cela. » On peut résumer ces chefs d’accusation en un seul mot : la luxure.

Connaitre le péché de Sodome et de Gomorrhe nous aide à ne pas le reproduire car, l’épisode de la vie de Lot que nous venons de relater montre le châtiment qui attend ceux qui agissent comme eux. Le récit nous montre aussi que faire du bien et pratiquer l’hospitalité peut nous sauver la vie. Ici, nous avons une preuve de ce que l’Apôtre Paul disait en Hébreux chapitre 13, verset 2 : « N’oubliez pas l’hospitalité; car, en l’exerçant, quelques-uns ont logé des anges, sans le savoir. » Enfin, le texte nous montre les conséquences de la désobéissance aux commandements de Dieu : la femme de Lot, pour avoir ignoré une consigne, en a payé de sa vie le prix. 

La dimension allégorique

C’est le Christ, en l’Évangile de Luc au chapitre 17 verset 32 : « Souvenez-vous de la femme de Lot », qui introduit l’idée d’une allégorie dans le scénario de la destruction de Sodome et Gomorrhe. De mon avis, il n’y a pas qu’un seul niveau allégorique dans ce texte, mais plusieurs ; j’en ai trouvé 3

Le premier niveau allégorique préfigure la condition du chrétien, représenté ici par Lot et sa famille. C’est une famille pieuse qui, même vivant au milieu des méchants, garde les commandements de Dieu, voilà pourquoi elle donne l’hospitalité à ces étrangers sans même soupçonner qui ils sont, ni même avoir peur des conséquences de leur acte. Dans l’Évangile de Jean au chapitre 15, verset 13, Jésus déclare : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » Lot, en se mettant entre les étrangers et les gens de Sodome, préfigurait déjà ce commandement. Ensuite, lorsqu’il propose ses filles pour qu’on épargne les anges, beaucoup de gens trouvent étrange ce comportement, certains même le trouve irresponsable. Mais ce geste préfigurait le commandement que le Christ donnerait plus tard en l’Évangile de Matthieu au chapitre 10, verset 37 : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi; » 

Dans ce court récit, l’Évangile est prêché à au moins 3 reprises : d’abord, Lot prêche par l’exemple, car il sera taxé de « Juste » par l’Apôtre Pierre dans sa deuxième épitre au chapitre 2, versets 7 et 8 : « et s’il a délivré le juste Lot, profondément attristé de la conduite de ces hommes sans frein dans leur dissolution(car ce juste, qui habitait au milieu d’eux, tourmentait journellement son âme juste à cause de ce qu’il voyait et entendait de leurs œuvres criminelles); » Ensuite, Lot prêche le bien aux habitants de Sodome lorsqu’ils réclamaient les étrangers pour avoir des relations immorales avec eux. Il dit ceci : « Mes frères, je vous prie, ne faites pas le mal ! » (Genèse 19 : 7) Mais en réponse il reçoit des tribulations. Enfin, Lot prêche la fin de leur monde à ses gendres, et leur demande de fuir le châtiment avec lui, mais ils se disent qu’il plaisante, comme plus tard beaucoup croiront que les chrétiens plaisantent.

Le récit de la chute de Sodome et Gomorrhe préfigure la Grâce divine, Lot le confirme en le livre de la Genèse au chapitre 19, verset 19 : « Voici, j’ai trouvé grâce à tes yeux, et tu as montré la grandeur de ta miséricorde à mon égard, en me conservant la vie; mais je ne puis me sauver à la montagne, avant que le désastre m’atteigne, et je périrai. » Souvenez-vous que Dieu déclare que s’il y a 10 justes dans la ville Il ne la détruirait pas. Mais il s’en est trouvé seulement 4, alors l’Éternel a détruit la ville tout en épargnant les 4 vies : pourquoi ? Le livre de la Genèse au chapitre 19, verset 29 dit : « Lorsque Dieu détruisit les villes de la plaine, il se souvint d’Abraham; et il fit échapper Lot du milieu du désastre, par lequel il bouleversa les villes où Lot avait établi sa demeure. » C’est donc par égard à Abraham que Dieu ne détruisit pas Lot et sa famille. Seule sa femme périt, car elle illustre bien les propos de Jésus en l’Évangile de Luc au chapitre 9, verset 62 : « Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu. » Je disais donc que c’est par égard à Abraham que Dieu ne laissât pas périr Lot et sa famille : Il leur fit Grâce ! Et lorsqu’on découvre qui Abraham préfigure, on comprend mieux cette Grâce…

Je vais faire une parenthèse pour dire qu’il y a une discussion récurrente sur la Grâce de Dieu, et comment lorsqu’on l’a acquis on ne peut plus la perdre ; c’est un malentendu qui est causé par la mauvaise interprétation du concept de la Grâce Divine développé par l’Apôtre Paul dans sa lettre aux Romains et son épitre aux Éphésiens. Dans ce récit, la femme de Lot obtient la Grâce de Dieu, mais elle périt. Jésus pointe ce détail en l’Évangile de Luc au chapitre 17, verset 32 : « Souvenez-vous de la femme de Lot ! » comme pour nous mettre en garde. L’Apôtre Paul, plus clairement, dit en sa première lettre aux Corinthiens au chapitre 10, verset 11, après avoir mentionné dans les 10 premiers versets de la même lettre que certains Juifs perdirent la Grâce après avoir désobéi aux commandements de Dieu : « Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. »

Enfin, le voyage de Lot et de sa famille jusqu’à Tsoar préfigure le cheminement du chrétien sitôt que la Grâce lui est accordée. Tsoar étant une sorte de « Terre promise », l’allégorie montre que tous ne seront pas capable d’y arriver, seuls ceux qui restent attachés à la consigne, ou au commandement. Christ dira plus tard dans l’Évangile de Jean au chapitre 15, versets 3 à 6 : « Déjà vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée.Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi.Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire.Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu, et ils brûlent. » Et nous savons que demeurer en Christ c’est garder ses commandements.

Au deuxième niveau allégorique le récit de la destruction de Sodome et Gomorrhe préfigure la fin des temps. Et pour le montrer, nous allons d’abord ressortir les similitudes avec tous les autres récits bibliques qui sont une allégorie de la fin des temps, puis découvrir qui Abraham préfigure afin de comprendre encore mieux ce qui se passe dans cet épisode de vie là. Mais avant, plus convaincant sont ces mots du Seigneur lorsqu’Il parle de la fin des temps en l’Évangile de Luc au chapitre 17, verset 28 et 29 : « Ce qui arriva du temps de Lot arrivera pareillement. Les hommes mangeaient, buvaient, achetaient, vendaient, plantaient, bâtissaient; mais le jour où Lot sortit de Sodome, une pluie de feu et de souffre tomba du ciel, et les fit tous périr. » N’est-ce pas là une connexion concrète entre l’évènement survenu dans la plaine du jourdain et celui à venir dans la fin des temps ?

Dans la Bible, les quatre récits allégoriques de la fin des temps (en excluant l’Apocalypse car, même si dans la Révélation à Jean des détails restent mystérieux, il est clair que c’est le récit détaillé des évènements de la fin des temps) sont :

Le récit du déluge

Le récit de la destruction de Sodome et Gomorrhe

La délivrance du peuple juif de l’Égypte

La prise de Jéricho

Pour commencer, les éléments communs à tous ces récits sont : la dépravation des mœurs et la méchanceté qui a cours dans les lieux détruits. Puis, à chaque fois c’est un petit nombre de personne qui est sauvé, même dans le cas des juifs esclaves en Égypte (au départ ils étaient près de six cent mille âmes, seuls deux personnes de cette génération entrent en terre promise). Troisièmement, c’est toujours la main de Dieu qui est derrière la destruction, même dans la prise de Jéricho où on a l’impression que ce sont les israélites qui combattent ; souvenez-vous que Josué avant d’attaquer la ville voit un ange de l’Éternel avec une épée, il lui demanda s’il était un ami ou un ennemi, celui-ci lui dit qu’il était le chef de l’armée de l’Éternel (Josué 5 : 13-14)

 On remarque aussi dans tous les récits que ceux qui échappent au châtiment sont dans un espace restreint tandis que l’ombre de la mort rode à l’extérieur : Noé dans son arche tandis que les eaux décimaient le reste du monde, les juifs dans leur habitation tandis que l’exterminateur prenait la vie des premiers-nés égyptiens, Rahab et sa famille dans sa maison tandis que la population de Jéricho se faisait tuer, Lot et sa famille enfermés chez eux tandis que les habitants de Sodome cherchaient à les tuer… Et peut-être parce que Dieu déciderait plus tard de ne plus détruire la terre par les eaux, voilà pourquoi il y a moins de détails communs entre l’allégorie du déluge et les autres allégories…

En fait, on retrouve dans les 3 autres allégories la notion des deux témoins – parfois espions— avant la destruction qu’on ne trouve pas dans le récit du déluge. Les deux anges dans le récit de la destruction de Sodome et Gomorrhe avait pour première mission espionner pour confirmer que les accusations montées jusqu’à l’Éternel étaient vraies (Genèse 18 : 21). Moïse et Aaron sont ces deux témoins pour l’allégorie de l’exode juive. Josué envoie deux hommes espionner Jéricho avant que son armée ne se fonde sur la ville (Josué 2 : 1). Le récit de l’Apocalypse fait aussi mention de ces deux témoins (déjà annoncés dans le livre de Zacharie) au chapitre 11, verset 3 : « Je donnerai à mes deux témoins le pouvoir de prophétiser, revêtus de sacs, pendant mille deux cent soixante jours. » Les versets 5 et 6 du même chapitre donnent des spécifications sur les pouvoirs de ces deux témoins : « Si quelqu’un veut leur faire du mal, du feu sort de leur bouche et dévore leurs ennemis; et si quelqu’un veut leur faire du mal, il faut qu’il soit tué de cette manière. Ils ont le pouvoir de fermer le ciel, afin qu’il ne tombe point de pluie pendant les jours de leur prophétie; et ils ont le pouvoir de changer les eaux en sang, et de frapper la terre de toute espèce de plaie, chaque fois qu’ils le voudront. » Ce qui colle bien avec ce que firent les deux anges aux villes de la plaine du Jourdain, pareillement avec ce que firent Moïse et Aaron devant pharaon.

La Bible associe à plusieurs reprise Sodome et l’Égypte. Par exemple, lorsque Lot et Abraham se séparent, le livre de la genèse au chapitre 13, verset 10 dit : « Lot leva les yeux, et vit toute la plaine du Jourdain, qui était entièrement arrosée. Avant que l’Éternel eût détruit Sodome et Gomorrhe, c’était, jusqu’à Tsoar, comme un jardin de l’Éternel, comme le pays d’Égypte. » Le livre de L’Apocalypse au chapitre 11, verset 8 dit aussi : « Et leurs cadavres [des deux témoins] seront sur la place de la grande ville, qui est appelée, dans un sens spirituel, Sodome et Égypte, là même où leur Seigneur a été crucifié. » Ceci nous amène a considérer avec plus attention les éléments des allégories de la destruction de Sodome et ceux de la délivrance du peuple juif de l’Égypte, d’autant plus que la révélation à Jean concernant la fin des temps reprend littéralement l’ensemble des fléaux survenus sur l’Égypte.

En effet, les anges en frappant de cécité les habitants de Sodome les plonge dans les ténèbres, tout comme Moïse et Aaron plongèrent l’Égypte dans les ténèbres pour 3 jours. Jésus dit dans l’Évangile de Matthieu au chapitre 24, verset 29 que le soleil s’obscurcira et que la lune ne donnera plus de sa lumière. Le texte de l’Apocalypse au chapitre 8, verset 12, quant à lui, dit : « Le quatrième ange sonna de la trompette. Et le tiers du soleil fut frappé, et le tiers de la lune, et le tiers des étoiles, afin que le tiers en fût obscurci, et que le jour perdît un tiers de sa clarté, et la nuit de même. » On doit se rappeler que ce sont les habitants de Sodome qui sont dans les ténèbres car, l’intérieur de la maison de Lot est éclairé. La Bible dit aussi que tandis que l’Égypte était dans le noir, les enfants d’Israël avaient de l’éclairage (Exode 10 : 23) ; donc, les deux allégories cadrent bien avec la réalité de l’Apocalypse. D’ailleurs les ténèbres, que ce soit dans le scénario de Sodome, ou celui de l’Égypte, ou encore celui de Jésus et celui de Jean dans l’Apocalypse, précède toujours la fin.

Le récit de la destruction de Sodome, sur le plan allégorique, est complet par rapport aux autres récits qui préfigurent la fin car en plus des éléments qu’il a en commun avec les autres, il en a d’autres qui lui sont unique. Ce constat nous emmène à un troisième niveau allégorique, un niveau qui demande de découvrir qui le patriarche Abraham préfigure pour comprendre le sens de l’allégorie.

Qui Abraham préfigure-t-il ?

Pour le savoir nous allons lire le livre de la Genèse du chapitre 12 au chapitre 25, morceau de parchemin qui nous renseigne sur la vie du patriarche. Nous découvrons après lecture des ressemblances entre la nature et les fonctions d’Abraham et de Jésus ; explorons quelques-unes de ces ressemblances :

  • Abraham est une source de bénédiction (Genèse 12 : 2-3 et Genèse 22 :18). Jésus est source de bénédiction et de vie (Jean 11 : 25).
  • Abraham quitte sa patrie et la maison de son père pour un autre pays à la demande de Dieu (Genèse 12 : 1). Jésus quitte le ciel, la maison de son père, pour la terre à la demande de Dieu (Jean 3 : 16).
  • Sitôt que Abraham commence à invoquer le nom de Dieu, une famine menace sa vie et le pousse à aller séjourner en Égypte (Genèse 12 : 10). Sitôt que Jésus naît, sa vie est menacée. Il va séjourner en Égypte avec ses parents (Matthieu 2 : 13-14).
  • Abraham appelle Lot « son frère », même s’il est son neveu (Genèse 13 : 8). Jésus appelle ses disciples « ses frères » (Hébreux 2 : 11).
  • Abraham reçoit une promesse de Dieu (Genèse 13 : 15). Jésus a la promesse de Dieu (Psaumes 110 : 1).
  • Abraham secourt et sauve son frère Lot (Genèse 14 : 14). Jésus secourt et sauve ses frères les chrétiens (Jean 4 : 42).
  • Abraham avait une confiance totale en Dieu (Genèse 15 : 6). Jésus avait une confiance totale en Dieu (Jean 11 : 42).
  • Abraham était intègre. Jésus était intègre.
  • Dieu établit une alliance avec Abraham selon laquelle il sera père d’une multitude de nations (Genèse 17 : 2-14). Dieu dit à Jésus : Tu es mon Fils, aujourd’hui je t’ai engendré. Demande-moi et je te donnerai les nations pour héritage, les extrémités de la terre pour possession (Psaumes 2 : 7).
  • Abraham a la coutume de laver les pieds (Genèse 18 : 4). Jésus lave les pieds de ses Apôtres (Jean 13 : 5).
  • Abraham est choisi par Dieu pour garder les voies de l’Éternel. Jésus est choisi par Dieu pour inciter les hommes à garder les voies de l’Éternel.
  • Abraham intercède pour les hommes (Genèse 18 : 23-32). Jésus intercède pour les hommes (1 Timothée 2 : 5 et Hébreux 7 : 25)
  • Abraham était prophète, pouvant prier pour que ses semblables vivent (Genèse 20 : 7 et Genèse 20 : 17). Jésus était prophète pouvant redonner la vie (Jean 11 :25.)
  • Abraham donne à Dieu ce qu’il a de plus précieux : son fils (Genèse 22 : 9-12). Jésus donne à Dieu ce qu’Il a de plus précieux : sa vie (Jean 10 : 17-18).
  • Abraham est appelé seigneur et prince de Dieu (Genèse 23 : 6). Jésus est Seigneur et Prince de la vie (Actes 3 : 15).

Si Abraham préfigure Jésus-Christ, l’allégorie de la destruction de Sodome livre d’autre éléments de la fin des temps. On peut donc voir la discussion de l’Éternel et d’Abraham avant la destruction de la plaine du Jourdain (Genèse 18 : 23-32) comme étant une préfigure de l’intercession de Christ pour les chrétiens. Nous comprenons que Dieu détruira la terre parce qu’Il ne trouvera pas assez de justes pour lui faire changer d’avis. Néanmoins, avant de la détruire, et par égard au Christ, Il enlèvera du milieu de la terre les quelques justes trouvés. Souvenez-vous que Lot et sa famille tardaient, alors les anges les prirent par les mains pour les entrainer à l’extérieur de la ville ; ce geste préfigure l’enlèvement de l’église illustré à la première épitre aux Thessaloniciens, chapitre 4 verset 17. Souvenez-vous aussi de ce que Jésus disait en l’évangile de Luc au chapitre 17, verset 34 : « Je vous le dis, en cette nuit-là, de deux personnes qui seront dans un même lit, l’une sera prise et l’autre laissée; » Les gendres de Lot sont laissés, afin de préfigurer ces mots du Seigneur. 

En poussant l’allégorie un peu plus loin, je me suis posé certaines questions : pourquoi la Bible ne parle-t-elle plus des autres membres du groupe de Lot, mais se concentre seulement sur sa petite famille ? veut-elle nous orienter vers quelque chose de précis ? Pourquoi cette famille de 3 femmes et un homme ? Pourquoi c’est la mère qui désobéit et non l’une des filles ?

Dans l’Épitre aux Galates, au chapitre 4 verset 24, l’Apôtre Paul dévoile que la femme symbolise une alliance. Ainsi donc, Agar était une alliance, l’ancienne alliance, et Sarah était la nouvelle alliance. La femme de Lot préfigurerait donc une alliance qui va périr, et ses filles, une nouvelle alliance qui irait jusqu’à la montagne, ici symbolisant le Royaume de Dieu aussi mentionné dans le livre du prophète Daniel au chapitre 2, versets 35 et 44-45. Une autre explication serait que Lot préfigure les Apôtres de Christ car, il est disciple d’Abraham (préfigurant le Christ), et bien que vivant au milieu de ce peuple corrompu – Sodome –, il garda les coutumes de son oncle. Sa femme préfigurerait donc l’église qui au fil des ans va se corrompre. Ses filles préfigureraient les églises de la réforme qui, marchant dans les voies de leur père, vont se rendre avec lui jusqu’à la montagne. Et puisque la Bible insiste sur ce détail « conserver la race de notre père » (Genèse 19 : 32 et 34) lorsque les filles de Lot décident de coucher avec lui, nous avons là une préfigure de ce que l’Éternel annoncerait plus tard en le livre du prophète Jérémie au chapitre 31, versets 31-34 : « Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda Une alliance nouvelle, Non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Égypte, Alliance qu’ils ont violée, Quoique je fusse leur maître, dit l’Éternel. Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Éternel: Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.Celui-ci n’enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant: Connaissez l’Éternel! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Éternel; Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché. »

Esther : the book with a hidden sense

October 16, 1946 ten men are executed by hanging : they are Nazis condemned at the Nuremberg trials for trying to exterminate the Jewish people. One of them, Julius Streicher, editor of anti-Semitic news paper Der Stürmer , before succumbing shouted :  » Feast of Purim 1946  » .  

But what is the Purim feast ?

To find out, you must go back in time ; a time when the Ahasuerus Xerxes 1st reigned over Persia. A man named Haman the Agaggite, father of ten children, a high dignitary of the kingdom, swore to exterminate the Jewish people. Uncertain sources state that he is a descendant of Agag, king of Amalekites, whom the prophet Samuel tore to pieces after the king of Israel, Saul, had pardoned him. But Esther’s book simply says that he was the enemy of the Jews because Mordecai, a man of the Jewish race, refused to swear allegiance to him. Anyway, whatever the reason, the story goes that he obtained the king’s permission to kill all the Jews on 13 th day of the month Adar, which is the twelfth month of the Jewish calendar. Esther, Jewish and favorite wife of King Ahasuerus, on the advice of her uncle Mordecai will get the king a turnaround : the 13 th of the month of Adar, which was to see the extermination of the Jewish people became the day the king authorized them to take revenge against those who were about to kill them. A feast was instituted to celebrate this event on 14 th of the month of Adar : the Purim.  

The book of Esther is one of the books of the Hebrew Bible. And like the other books of the Bible there are three levels of comprehension : the narrated story, morality that emerges, and finally the prophecies or the allegories that hides the text . After the exclamation of Julius Streicher, a few seconds before his end, Jewish sages looked at the content of Esther’s book to discover that between the lines of it was written this date of October 16, 1946, date of hanging of Haman’s ten sons… Without even being an expert in Jewish dating, we could wonder about the meaning of a request from Esther to the king, when the latter asks what he can still execute to please her. Esther 9 : 11-14 says this :   

That day, the number of those who had been killed in Susa, the capital, came to the knowledge of the king. 

 And the king said to Queen Esther, “The Jews killed and destroyed in the capital Susa five hundred men and the ten sons of Haman ; what will they have done in the rest of the king’s provinces ? What is your request ? It will be given to you. What do you still want ? You will get it.”

 Esther answered,  » If the king thinks fit, let the Jews who are at Susa act again tomorrow according to today’s decree, and hang the ten sons of Haman on the woods.

And the king ordered to do so. The edict was published in Susa. The ten sons of Haman were hanged ;  »  

The first thing to notice here is that in the last verse they do not say :  » … the next day they hung the sons of Haman … « , but rather :  » … The edict was published in Susa. The ten sons of Haman were hanged … ”      

At this level of reading, the average reader can say to himself : “ And then what! No need to say the next day; the important thing is that the sons were hanged right?  »   

No ! And we will understand why.

A few verses above show us the strangeness of this hanging. In Esther 9 : 6-10 it is written :    

 » In Susa, the capital, the Jews killed and made perish five hundred men, 

 and they slaughtered Parschandatha, Dalphon, Aspatha,

and Poratha, Adalia, Aridatha,

 Parmaschtha, Arizaï, Aridaï and Vajezatha,

 the ten sons of Haman, son of Hammedatha, the enemy of the Jews. But they did not get their hands on the pillage.  »  

Why hang tomorrow people already dead the day before ? In addition, these people died with their throats slit ; how to hang dead peoples, with their throats slit, without the risk of detaching their head from the body?

Now, if we carefully analyze Queen Esther’s request, we read this :  » … that the Jews who are in Susa are allowed to act again tomorrow according to today’s decree, and that they hang on the wood the ten sons of Haman . «    

 » Tomorrow  » can induce a near future or a distant future. And when we consider closely the conditions surrounding the execution – after the Nuremberg trial – of these  » enemies of the Jews  » :     

– Their number (twelves promoted to hang ; one, Martin Bormann was sentenced in absentia. The other, Hermann Goering, committed suicide a few minutes before the fateful time, for only ten, according to the prophecy, be hanged)         

– The way they were put to death (a little strange, hanging at a time when condemn people were shooted, or executed in the electric chair)         

– Endlessly, almost unexpected words of Julius Streicher : Purim feast 1946 …           

One can only affirm with the sages of the Holy Book that everything was written in advance. But is this execution the only thing that the book of Esther reveals to us?

Yet, in Hebrew script, there is a similarity between the term  » hidden  » and the name Esther. This book therefore has a more complex prophetic and allegorical level than other books in the Bible. Before tackling these aspects of the book, we are going to talk about the two simpler levels of understanding.  

We begin with the story, closer to those incredible Hollywood scenarios : a young woman named Hadassah but surnamed Esther, poor and orphan raised by her uncle Mordecai , is taken as spouse by King Xerxes 1 st , powerful and rich like Croesus, who has just relegated to the second rank his main wife Vasthi . This uncle, a fervent believer in God, doesn’t bow down in front of neither a person nor a deity, unless He is the Supreme Sovereign, the Almighty God. But the king brings to a high rank Haman, a prince imbued of himself, who sees the insubordination of Mordecai as an attack on the dignity conferred to him by his majesty. He then decides not only to punish this stubborn man, but also to exterminate his entire race. The new queen, belonging to this race threatened with extinction, is informed by her uncle of the villainous plan, and will obtain at her risk and peril the grace of the king. The prince is deposed and executed. The uncle enters the favors of the king. He, his niece and their people will spend happy days after this episode of fear. 

As for the moral of the book, it shows the disadvantages of disobedience due to pride : Vashti the sovereign loses , so to speak , her privileged rank after an unjustified refusal to obey to a call of the king. The book also shows that there is a risk in hating his fellow man and in fomenting obscure plans against him : Haman , prince to whom the king gave everything, loses his life in the same way that he planned to take away that of Mordecai, a man of integrity, rebellious to man. Finally, as we read, we discover that fear God and worship only Him is saving : Mordecai, who was doomed to certain death, miraculously escapes it, because nothing in history presumed that the king was going to accede to the request of Esther his niece , even if she had become his favorite wife.    

Now, prophetically and allegorically, those familiar with the Bible know that most books in the Old Testament hide treasures that are only revealed to those whom God wants to reveal, in accordance with the words of the Lord Jesus in the Gospel of John, in verses 16 and 17 of chapter 14 :  » And I will pray to the Father, and He will give you another comforter, that He may abide with you forever, the Spirit of truth, that the world cannot receive, because he does not see it and does not know it; but you know him, for he dwells with you, and he will be in you. «   

In fact, 2 Timothy 3 : 16-17 states that  » All [Biblical] Scripture is inspired by God, and useful for teaching, for convincing, for correcting, for teaching in righteousness, so that the man of God may be accomplished and suitable for any good work.  » In clearer terms, it is moved by the Holy Spirit that men have written about God (2 Peter 1 : 21) . He [The Holy Spirit] introduced into the texts of the Holy Book signs and codes that only those who truly seek God find. Verses, and even whole chapters, are devoted to announcing what will happen; others are a foreshadowing of Christ and his work. Thus, we can see in the life and works of Joseph – eleventh son of Jacob -, that of Moses – Servant of the Living God -, that of Daniel – adamant worshiper of God -, and many other prophets, a sketch of the life and works of Jesus. Besides, Deuteronomy 18:18 is clear on this. God addressing Moses – his servant and prophet -, in response to a request from the Jews afraid of his glory when He appeared to them at Mount Sinai, said to him :  » I will raise up from among their brothers a prophet like you. I will put my words in his mouth, and He will tell them everything I command him. » Here the comparison  » like you  » is literal, because the life of Jesus was, in details, similar to that of Moses.           

Most of the stories in the Bible being written as the best of police intrigue, the book of Esther is no exception to the rule. Its hidden meaning is not so obvious (besides, it took almost 2300 years, October 16, 1946, to understand it); my mentor Chuck Pike keeps telling me that the secret is in the details : why a turn of phrase already seen elsewhere – in another book written by another author there are several centuries – instead of a simpler expression? why do events of exceptional similarity occur for two people separated by a millennium? Why can the same clue appear in several plots written over different years by different authors? Esther is the book of the  » hidden « ; to understand it we will start by examining his characters.   

Ahasuerus, the King.

In Esther’s tale, King Ahasuerus is a figure of the almighty God. And to confirm it, there are elements through the Bible which help us ; starting with the wedding parable in Matthew 22 : 1-3 “ Jesus, speaking, talk to them again in a parable, and He said: The kingdom of heaven is like a king who made a wedding for his son. He sent his servants to call those who were invited to the wedding; but they did not want to come … ” Here, the similarity is so striking that one cannot speak of coincidence. Why does the first chapter of a book, written almost three or four centuries before Jesus Christ, looks like a parable He uses to speak of the Kingdom of His Father? Yet that the term  » Ahasuerus  » is not a name, strictly speaking, but a title of grandeur like Pharaoh, or even Caesar. Then, when the text specifies “ … this Ahasuerus who reigned from India to Ethiopia over one hundred and twenty-seven provinces ; » It is clear that it’s talking about an entity which reigns over the whole world, because at that time, the universe consisted of Asia, the Middle East, part of Europe and some countries of North Africa ; America, Australia and the Arctic are not yet discovered or populated.         

The entourage of King Ahasuerus is configured like that of the God of the Bible (No other book in the Bible depicting kings and their lives insists so much on the description of the places and the functioning of their administration). It has seven princes that suggest the seven Spirits of God (Apocalypse 4 : 5  » .. Of the throne proceeded lightnings and voices and thunders. Before the throne burn seven torches, which are the seven Spirits of God « ) , it also has seven eunuchs who correspond to the seven angels before God (Revelation 8 : 2 « And I saw the seven angels who stand before God, and seven trumpets were given to them. « ) . The commanders of the armies of the Persians and the Medes refer to the heavenly army of God (Luke 2 : 13-14  » … And suddenly joined to the angel a multitude of the heavenly army, praising God and saying: Glory to God in very high places, And peace on earth among the men whom He agrees! ”), and when they speak of “ the splendid wealth of his kingdom and the dazzling magnificence of his greatness ” they speak of this land dripping with milk and honey that He gave to the Jews, a sketch of the Kingdom that He is preparing for the believers, and also of the wonders that He has accomplished before men over the centuries … The absolute evidence nonetheless remains the use of the number seven, signature exclusive to the God of the Bible, symbol of fullness and accomplishment.             

Haman, the enemy of the Jews.

In this story Haman represents Satan. He is proud, that is why he is angry that Mordecai does not bow his knee before him (Esther 3 : 5 « And Haman saw that Mordecai did not bow his knee and did not bow down to him. He was filled with fury « ). He is wicked, because for only one he wants to lose the multitude (Esther 3 : 6  » but he disdained to lay hands on Mordecai alone, because he had been told of what people Mordecai was, and he wanted to destroy the people of Mordecai, all the Jews who were in all the kingdom of Ahasuerus. ”) , just as Satan deceives to mislead the whole earth (Revelation 12 : 9). He is a liar because he declares to the king in Esther 3 : 8 « There is in all the provinces of your kingdom a people dispersed and apart among the peoples, having laws different from those of all peoples and not observing the king’s laws. It is not in the king’s interest to let him rest.  » Jesus said of Satan that he was the father of lies and murderer from the beginning (John 8:44″ You have the devil as your father, and you want to fulfill your father’s wishes. He was a murderer from the beginning, and he does not stand in the truth, because there is no truth in him. When he speaks lies, he speaks from his own funds, because he is a liar and the father of lies. « ) ; and that is exactly what Haman’s intentions suggest.                                                                                

One might ask :  » If Haman foreshadows the devil, why did the king (God) gives him that rank in the kingdom?  »                                                                                                                                          Job 1 : 6-12 shows another feature of Satan ; manipulation :  » Now there was a day when the sons of God came to present themselves before the Lord, and Satan came also among them. And the Lord said unto Satan, Whence comest thou? Then Satan answered the Lord, and said, From going to and fro in the earth, and from walking up and down in it.And the Lord said unto Satan, Hast thou considered my servant Job, that there is none like him in the earth, a perfect and an upright man, one that feareth God, and escheweth evil?Then Satan answered the Lord, and said, Doth Job fear God for nought?Hast not thou made an hedge about him, and about his house, and about all that he hath on every side? thou hast blessed the work of his hands, and his substance is increased in the land.But put forth thine hand now, and touch all that he hath, and he will curse thee to thy face.And the Lord said unto Satan, Behold, all that he hath is in thy power; only upon himself put not forth thine hand. So, Satan went forth from the presence of the Lord.  » Yes, Haman foreshadows the devil because he might have played a trick to get his power.                                                               Let remember that during the temptation of Jesus in the desert (Luke 4 : 5-7) it is said :  » The devil, having brought him up, showed him in an instant all the kingdoms of the earth, and said to him: I will give you all this power and the glory of these kingdoms ; because it was given to me, and I give it to whomever I want. If then you bow down to me, it will be all yours.  » The Bible does not mention that Christ denied the pretention of the devil; on the contrary, his answer had everything of a  » I know that you have all this glory, but I only bow down before God « .                              

Vasthi and Esther, two queens, two destinies.

One cannot go without the other, because their person is complex. In addition, the second would not exist if the first had not sinned. Exegetes at first thought that Vasthi was the allegory of the Synagogue, and that Esther represented Christianity, making a connection between the first chapter of the book of Esther and the parable of the wedding said by Christ (Matthew 22 : 1-14); which is false, because in chapter 8 verse 17 of Esther’s story they speak of the rallying of the Nations to the Jews  » In each province and in each city, wherever the king’s order and its edict arrived, there were among the Jews joy and rejoicing, feasts and celebrations. And many of the peoples of the land made themselves Jews, because the fear of the Jews had seized them. «   

What do these two women represent?

The first clue is given to us in verse 19 of chapter 1 of Esther :  » If the king finds it good, that one publishes on his part and that one registers among the laws of Persians and Medes, with defense to transgress it , a royal ordinance according to which Vasthi will no longer appear before King Ahasuerus and the king will give the dignity of queen to another who is better than her.  » This passage reminds us of 1 Samuel 15:28   » Samuel said to him, The LORD tears the kingdom of Israel from you this day, and he gives it to another, who is better than you.  » When Saul disobeyed God about Amalek. Vasthi can therefore embody Saul, or simply imperfect royalty; in this case, Esther would represent David, successor of Saul, king having had all the Graces of God, and to whom the promise of perfect kingship was made in 2 Samuel 7 : 12-13  » When your days are fulfilled and you will lie down with your fathers, I will lift up your seed after you, the one who will come out of your womb, and I will strengthen his reign. It will be he who builds a house in my name, and I will establish the throne of his kingdom forever. «         

The second clue is given in verse 7 of chapter 2 : “ He was raising Hadassa , who is Esther, daughter of his uncle; because she had neither father nor mother. The girl was beautiful in size and beautiful in figure. On the death of her father and mother, Mordecai had adopted her as a daughter.  » Why this formula  » because she had neither father nor mother  » ? Why not just say she was an orphan? We find the same formula in Hebrews 7 : 3 « … who is without father, without mother, without genealogy, who has neither beginning of life nor end of life, – but who is made similar to the Son of God, – this Melchizedek remains a priest in perpetuity.  » Esther would be a perfect figure of priesthood ; which would legitimize the dismissal of Vasthi since she would represent the previous ordinance as quoted in Hebrews 7 : 18-19.  » There is thus the abolition of an earlier ordinance, because of its powerlessness and its uselessness, – because the law has brought nothing to perfection, and the introduction of better hope, by which we draw near to God. «           

The third clue is given in Revelation 21 : 2 and 10  » And I saw coming down from heaven, from God, the holy city, the new Jerusalem, prepared like a bride who is dressed for her husband … And he transported me in spirit on a large and high mountain. And he showed me the holy city, Jerusalem, which came down from heaven from God, having the glory of God.  » So if a city can be a wife, then Vashti symbolized ancient Jerusalem, the people stubborn , disobedient and rebellious; the people of whom the Lord said in Isaiah 65 : 2-4 “ I have stretched out my hands every day to a rebellious people, who walk in a wicked way, according to their thoughts; Towards a people who never ceases to irritate me opposite, Sacrificing in the gardens, And burning incense on the bricks : Who makes tombs his abode, And spends the night in the caves, Eating pork flesh, And having unclean dishes in its vases .  » In that case, this foreshadow Esther – New Jerusalem – because she continued to obey her uncle even when she become queen. She found favor in everyone’s eyes; humility and kindness of heart characterized her.                                                                                                                         The king loved her more than all the other women (Esther 2 : 17  » The king loved Esther more than all the other women, and she obtained grace and favor in his sight more than all the other girls. He set the royal crown on her head, and made her queen in the place of Vasthi. ”)                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             

The other clues apply to Esther alone. In fact, the story in chapter 2 verse 2 declares : « Then those who served the king said : Let us seek for the king young girls, virgins and beautiful in appearance  » . Further, in verse 2 of Chapter 2 it is written : « Every girl would, at their turn, go to king Ahasuerus, after having been twelve months, to fulfill what was prescribed to women; during this time, they took care of their toilet, six months with myrrh oil, and six months with aromatics and perfumes in use among women.  » Then in chapter 10 verse 3 they say :  » For the Jew Mordecai was the first after King Ahasuerus; considered among the Jews and loved by the multitude of his brothers, he sought the good of his people and spoke for the happiness of all his race.  » Esther’s virginity, myrrh and spices been given, and the introduction of his uncle in the king’s court where he was second after the Sovereign (God), make her a suitable candidate to figure Mary, the mother of the Messiah. One can say that by her privilege – once become queen – she gives birth to the mighty Mordecai, who foreshadows Jesus in the book of Esther.    

To finish with the character of Esther, we discover that she also embodies Moses. She formulated a motion similar to that which the prophet and servant of God gave the people (Exodus 19 : 15  » And he said to them : Be ready in three days , do not approach any woman. « ) Before entering to see the face of the king (Esther 4:16  » Go, gather all the Jews who are in Susa, and fast for me, without eating or drinking for three days, neither at night nor during the day. I too will fast even with my maidservants, then I will go to the king, despite the law; and if I must perish, I will perish.  » She intercedes for her people (Esther 7 : 3-4″ Queen Esther answered: If I have found thanks to your eyes, oh king, and if the king finds it good, grant me life, this is my request, and save my people, this is my desire! For we are sold, me and my people, to be destroyed, slaughtered Even if we were sold to become slaves and servants, I would be silent, but the enemy could not compensate for the damage done to the king. « ), just as Moses did in his lifetime (Exodus 32 : 31-32 “ Moses returned to the Lord and said : Ah! these people have committed a great sin. They made themselves a god of gold. Now forgive their sin ! Otherwise, delete me from your book you wrote.  »                                                                                                                                                          She changes the king’s ordinances and has the power to write new ones (Esther 9:32″ So Esther’s order confirmed the institution of the Purim, and it was written in the book.  » Just as Moses changed the Law to allow men to repudiate their wives (Matthew 19 : 8  » He [Jesus] answered them: It is because of the hardness of your heart that Moses allowed you to repudiate your wives ; in the beginning it was not like this “)                                                                                                                                                                              

Mordecai, the man with integrity.

Mordecai is undoubtedly a foreshadowing of Christ ; this is why he denounces the two eunuchs – who resented the king’s life – in accordance with what is written in Luke 2 : 2  » There is nothing hidden which should not be discovered, nor secret which should not be known.  » He refuses to bend the knee in front of Haman , symbolic figure of Satan, as he is related in the Gospel of Luke in verses 5 to 8 of chapter 4 :  » The devil, having raised him, showed him in an instant all the kingdoms of the earth, and said unto him, I will give thee all this power, and the glory of these kingdoms ; because it was given to me, and I give it to whomever I want. If then you bow down to me, it will be all yours. Jesus answered and said unto him, it is written, Thou shalt worship the Lord thy God, and serve him alone. «           

Because of him, the multitude was about to be decimate (Esther 3:13  » The letters were sent by couriers to all the king’s provinces, so that would be destroyed, killed and extermined all young and old Jews, grandchildren and wives, in one day, the thirteenth of the twelfth month, which is the month of Adar, and so that their goods could be plundered. ” ) , as will be done later, under Herod the great ( Matthew 2:16  » Then Herod, seeing that he had been played by the magi, became angry, and sent to kill all the children of two years and below who were in Bethlehem and in all his territory, according to the date which he had carefully inquired of the magi. ”) 

Mordecai, before his imminent death, tries to implore the clemency of the king through Esther, just as Jesus did it to God through prayer in the garden of Gethsemane.                                                                                        

Haman plans to hang Mordecai on wood, as it will be for Jesus Christ a few centuries later (In fact, according to the Greek scriptures of the New Testament, Jesus was nailed to a stauraus, a pole, or a wood. The crucifix, as we know it, did not arrive before three centuries later, after the conversion of Constantine.) ; However, Mordecai is saved by the king after having fasted for three days, just as Jesus was raised up by God after three days in the grave. But before, while the threat of death hung over Esther’s tutor, he is crowned by the king, dressed and walked through the streets of Susa by a frustrated Haman , shouting loudly :  » This is how we make to the man whom the king wants to honor ”. Jesus too, the day before his death, entered Jerusalem, seated on the back of a colt, cheered by a cheering crowd chanting :  » Blessed is he who comes in the name of the Lord! »  

The appearance of Mordecai that best prefigures Christ is in this passage of Esther 8 : 15  » Mordecai went out from the king, with a royal blue and white clothing, a large golden crown and a robe of byssus (fine linen) and purple. The city of Susa cried out and rejoiced.  » Jesus wears a purple cloak coming out from king Herod, and a crown of thorns during his ordeal. Some people cried out and rejoiced. Then He is known as the man clothed in linen ( Revelation 19 : 7-8  » Let us rejoice and be glad, and give Him glory; for the marriage of the lamb has come, and his wife is prepared, and He has been given to put on a fine, shining, pure linen. For the fine linen is the righteous works of the saints. « )       

Esther 9 : 1- 4 says  » the twelfth month, which is the month of Adar, on the thirteenth day of the month, the day the order and the king’s edict had to be executed, and that the enemies of the Jews hoped to rule over them, the opposite happened, and the Jews dominated over their enemies. The Jews gathered in their cities, in all the provinces of King Ahasuerus, to lay hands on those who sought their loss ; and no one could resist them, for the fear that they had of them had taken hold of all peoples. And all the heads of the provinces, the satraps, the governors, the officials of the king, supported the Jews, because of the terror which Mordecai inspired them. For Mordecai was powerful in the king’s house, and his fame spread in all the provinces, because he became more and more powerful.  » It is the same as Jesus, as report in Apocalypse 19 : 11-15  » And I saw heaven opened, and behold a white horse. The one who rode him is called Faithful and True, and he judges and fights with justice. His eyes were like a flame of fire ; on his head were several tiaras ; he had a written name, which no one knows, except himself ; and he was clothed in a garment stained with blood. His name is the Word of God. The armies which are in the sky followed him on white horses, covered with a fine linen, white, pure. From his mouth came out a sharp sword, to strike the nations ; he will feed them with a rod of iron ; and he will tread on the vat of the wine of the fierce anger of the almighty God. «                                                        

Mordecai ordered the celebration of Purim every 14th of the month of Adar, just as Jesus asked to commemorate the Passover meal. Finally, the king hoisted the Jew Mordecai up to a higher rank, first after the sovereign, loved by the multitude of his brothers and seeking the good of his people. The Holy book says this, about Jesus : “The LORD said unto my Lord, Sit thou at my right hand, until I make thine enemies thy footstool” ; suitable place to intercede for all those in need of God’s help.  

To understand the hidden.

Esther’s prophecy (Esther 9:13) was not only right; it was of exceptional precision. At the Nuremberg trials twelve people were sentenced to death; only ten died by hanging  » tomorrow  » as stipulated in the prophecy. The uninformed reader would say :  » But in the prophecy there are eleven condemned who all perished by hanging . » To which one would answer : yes, apparently; but Haman is hanged the day before, a hanging that no longer counts for  » tomorrow « . Then everyone, or almost, forget Zeresh, the wife of Haman, who suggested how he should put to death Mordecai (Esther 5 : 14 :  » Zeresh his wife and all his friends said unto him : Let prepare a wood fifty cubits high, and tomorrow morning ask the king to hang Mordecai there; then you will go merry to the feast with the king. This advice pleased Haman, and he had the wood prepared.  » ) In criminal matters, the accomplice to a murder is as guilty as the murderer himself; Zéresch is thus the twelfth condemned man (Martin Bormann) in absentia (in the absence of the person concerned), undoubtedly because they did not find her when they came to seize the sons of Haman . What can one say about Haman’s friends ? At the Nuremberg trials 24 senior leaders were facing serious charges : twelve were sentenced to death, ten hanged, and the rest faced prison terms, ranging from a few years’ imprisonment to life imprisonment. Let us not forget that in the 13rd   of Adar the Jews killed 500 men who were hostile to them in Susa, therefore surely friends of Haman.                

This prophecy is only a small part of the information in the book of Esther ; what other upcoming events is this book hiding? According to the analysis of the characters we have confirmation that what Christ and the Apostles taught us is true, namely : the abolition of the old ordinance, the establishment of perfect royalty, the effectiveness of the new Jerusalem. And because Satan, embodied here by Haman, is executed in the story, yet we know that he still lives, we can conclude that if certain events described in this book have already happened, the others, unquestionably, will also happen. Christ will return to rule. He will authorize the destruction of the enemies of the Jews and the gentle believers. Satan will be executed. The new Jerusalem will be established. And Jesus Christ will be first after God. When? The answer is found in Matthew 24:36   

Amen!

Esther : le livre au sens caché

16 octobre 1946 dix hommes sont exécutés par pendaison : ce sont des nazis condamnés au procès de Nuremberg pour avoir tenté d’exterminer le peuple juif. L’un d’eux, Julius Streicher, directeur du journal antisémite Der stürmer, avant de succomber s’écrie : « Fête de Pourim 1946 ».

Mais qu’est-ce que c’est que la fête de Pourim ?

Pour le savoir il faut remonter le temps ; un temps où l’Assuérus Xerxès 1er régnait sur la Perse. Un nommé Haman l’Agaggite, père de dix enfants, haut dignitaire du royaume, jura d’exterminer le peuple juif. Des sources peu sûres déclarent qu’il est un descendant d’Agag, roi d’Amalec, que le prophète Samuel mit en pièce après que le roi d’Israël, Saül, lui eut fait grâce. Mais le livre d’Esther dit simplement qu’il était l’ennemi des juifs parce que Mardochée, homme de race juive refusait de lui faire allégeance. Bref, quelle que soit la raison, l’histoire raconte qu’il obtint du roi la permission de faire mourir tous les juifs le 13ième jour du mois d’adar, qui est le douzième mois du calendrier juif. Esther, juive et épouse préférée du roi Assuérus, sous le conseil de son oncle Mardochée va obtenir du roi un retournement de situation : le 13ième du mois d’adar qui devait voir l’extermination du peuple juif devint le jour où le roi leur autorisait à se venger contre ceux qui leur voudrait du mal. Une fête fut instituée pour célébrer cet évènement le 14ième du mois d’adar : c’est le Pourim.

Le livre d’Esther est l’un des livres de la Bible hébraïque. Et comme les autres livres de cette Bible il comporte trois niveaux de compréhension : l’histoire narrée, la morale qui en ressort, et enfin la prophétie ou l’allégorie que cache le texte. Après l’exclamation de Julius Streicher quelques secondes avant sa fin, des sages juifs se sont penchés sur le contenu du livre d’Esther pour découvrir qu’entre les lignes de celui-ci était inscrite cette date du 16 octobre 1946, date de pendaison des dix fils de Haman. Déjà que, sans même être un expert de datation juive, on se pose des questions sur le sens d’une requête d’Esther au roi, lorsque celui-ci lui demande ce qu’il peut encore exécuter pour lui faire plaisir. Esther 9 : 11-14 dit ceci :

«Ce jour-là, le nombre de ceux qui avaient été tués dans Suse, la capitale, parvint à la connaissance du roi.

 Et le roi dit à la reine Esther : Les Juifs ont tué et fait périr dans Suse, la capitale, cinq cents hommes et les dix fils d’Haman ; qu’auront-ils fait dans le reste des provinces du roi ? Quelle est ta demande ? Elle te sera accordée. Que désires-tu encore ? Tu l’obtiendras.

 Esther répondit : Si le roi le trouve bon, qu’il soit permis aux Juifs qui sont à Suse d’agir encore demain selon le décret d’aujourd’hui, et que l’on pende au bois les dix fils d’Haman.

Et le roi ordonna de faire ainsi. L’édit fut publié dans Suse. On pendit les dix fils d’Haman ; »

La première des choses à remarquer ici c’est que dans le dernier verset on ne dit pas : « … le lendemain on pendit les fils d’Haman… », mais plutôt : « … L’édit fut publié dans Suse. On pendit les dix fils d’Haman… »

À ce niveau de lecture, le lecteur lambda peut se dire : « Et puis quoi ! Point besoin de dire le lendemain ; l’important est que les fils aient été pendus non ? »

Non ! Et on comprendra pourquoi.

Quelques versets plus haut nous montrent l’étrangeté de cette pendaison. En Esther 9 : 6-10 il est écrit :

«Dans Suse, la capitale, les Juifs tuèrent et firent périr cinq cents hommes,

 et ils égorgèrent Parschandatha, Dalphon, Aspatha,

 et Poratha, Adalia, Aridatha,

 Parmaschtha, Arizaï, Aridaï et Vajezatha,

 les dix fils d’Haman, fils d’Hammedatha, l’ennemi des Juifs. Mais ils ne mirent pas la main au pillage. » 

Pourquoi pendre demain des personnes déjà mortes la veille ? De surcroît, ces gens sont morts égorgés ; comment pendre des morts égorgés sans risque de voir leur tête se détacher du corps ?

Maintenant, si on analyse attentivement la requête de la reine Esther on lit ceci : « … qu’il soit permis aux Juifs qui sont à Suse d’agir encore demain selon le décret d’aujourd’hui, et que l’on pende au bois les dix fils d’Haman. » 

« Demain » peut induire un futur proche ou un futur lointain. Et lorsqu’on considère de près les conditions qui entourent l’exécution – après le procès de Nuremberg – de ces « ennemis des juifs » à savoir :

  • Leur nombre (douze promus à la pendaison ; l’un, Martin Bormann est condamné in absentia. L’autre, Hermann Goering se suicida quelques minutes avant le temps fatidique pour que seulement dix, selon la prophétie, soient pendus),
  •  Leur mise à mort (un peu étrange la pendaison à une époque où on fusillait les condamnés à mort, ou bien on les exécutait sur la chaise électrique),
  • Enfin les mots presque inattendus de Julius Streicher : fête de pourim 1946…

On ne peut qu’affirmer avec les sages du Livre Saint que tout était écrit à l’avance. Mais est-ce que cette exécution est la seule chose que nous révèle le livre d’Esther ?

Déjà, en écriture hébraïque, il y a une similitude entre le terme « caché » et le nom Esther. Ce livre a donc un niveau prophétique et allégorique bien plus complexe que d’autres livres dans la Bible. Avant donc de nous attaquer à ces aspects du livre, nous allons parler des deux niveaux de compréhension plus simples.

On commencera par l’intrigue qui se rapproche plus de ceux rocambolesques des scénarios d’Hollywood : une jeune femme nommée Hadassa mais renommée Esther, pauvre et orpheline, élevée par son oncle Mardochée, réussit à se faire épouser par le roi Assuérus Xerxès 1er, puissant et riche comme crésus qui vient de reléguer au second rang son épouse principale Vasthi. Cet oncle, fervent croyant en Dieu, ne veut se prosterner devant nulle autre personne ni divinité que Le Souverain Suprême, Le Dieu Tout-Puissant. Or le roi élève à un rang supérieur un prince, Haman, imbu de sa personne qui voit l’insoumission du gendre de sa majesté comme une atteinte à la dignité lui ayant été conféré. Il décide alors non seulement de supprimer cet individu, mais aussi d’exterminer toute sa race. La nouvelle reine, issue de cette lignée menacée d’extinction, est mise au courant par son oncle du plan crapuleux, et va obtenir à ses risques et périls la grâce du roi. Le prince est déchu et exécuté. L’oncle entre dans les faveurs du roi. Lui, sa nièce et leur peuple filent des jours heureux après cet épisode de frayeur.

Quant à la morale du livre, elle présente les inconvénients de la désobéissance due à l’orgueil : Vasthi la souveraine perd, pour ainsi dire, son rang de privilégié à la suite d’un refus non justifié à l’appel du roi. L’ouvrage montre aussi qu’il y a un risque à détester son semblable et à fomenter des plans obscurs contre lui : Haman, prince à qui le roi a tout donné, perd sa vie de la même façon qu’il projetait d’ôter celle de Mardochée, homme intègre, insoumis à l’homme. Enfin, au fil de la lecture on découvre que craindre Dieu et n’adorer que Lui est salvateur : Mardochée, qui était voué à une mort certaine, échappe miraculeusement à celle-ci, car rien dans l’histoire ne présumait que le roi allait accéder à la demande d’Esther sa nièce, même si elle était devenue son épouse favorite.

Maintenant, sur le plan prophétique et allégorique, ceux qui sont familiers avec la Bible savent que la plupart des livres de l’Ancien Testament cache des trésors qui ne sont révélés qu’à ceux que Dieu veut révéler, conformément aux paroles du Seigneur Jésus dans l’Évangile de Jean, aux versets 16 et 17 du chapitre 14 : « Et moi, je prierai le Père, et Il vous donnera un autre consolateur, afin qu’Il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. »

En fait, 2 Thimothée 3 : 16-17 déclare que « Toute Écriture [biblique] est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre. » En des termes plus clairs, c’est poussé par le Saint Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu (2 Pierre 1 : 21). Celui-ci a introduit dans les textes du Saint-Livre des signes et des codes que seuls ceux qui cherchent véritablement Dieu trouvent. Des versets, voir même des chapitres entiers, sont consacrés à annoncer ce qui va arriver ; d’autres sont une préfiguration de Christ et de son œuvre. Ainsi, on peut voir en la vie et les œuvres de Joseph – onzième fils de Jacob –, celle de Moïse – Serviteur du Dieu Vivant –, celle de Daniel – adorateur inflexible de Dieu –, et bien d’autres prophètes, une esquisse de la vie et des œuvres de Jésus. D’ailleurs, Deutéronome 18 : 18 est clair là-dessus. Dieu s’adressant à Moïse – son serviteur et prophète –, pour répondre à une demande des juifs effrayés par sa gloire lorsqu’Il leur apparut au mont Sinaï, lui dit : « Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et Il leur dira tout ce que je lui commanderai. » Ici le comparatif « comme toi » est littéral, car la vie de Jésus fut, à des détails près, semblable à celle de Moïse.

La plupart des textes de la Bible étant écrit comme la meilleure des intrigues policières, le livre d’Esther ne déroge pas à la règle. Son sens caché n’est pas si évident que ça (d’ailleurs il a fallu attendre près de 2300 ans, le 16 octobre 1946, pour le comprendre) ; mon mentor Chuck Pike me dit sans cesse que le secret réside dans les détails : pourquoi une tournure de phrase déjà vu ailleurs, dans un autre livre écrit par un autre auteur il y a plusieurs siècles, au lieu d’une expression plus simple ? pourquoi des évènements d’une similarité exceptionnelle se produisent-ils pour deux personnes séparées par un millénaire ? Pourquoi le même indice peut apparaître dans plusieurs intrigues écrites sur diverses années par divers auteurs ? Esther est le livre du « caché » ; pour le comprendre nous allons commencer par examiner ses personnages.

Assuérus, le Roi.

Dans le récit d’Esther, le roi Assuérus est une figure du Dieu tout-puissant. Et pour le confirmer, il y a des éléments à travers la Bible qui nous aident ; à commencer par la parabole des noces en Matthieu 22 : 1-3 « Jésus, prenant la parole, leur parla de nouveau en parabole, et Il dit :Le royaume des cieux est semblable à un roi qui fit des noces pour son fils.Il envoya ses serviteurs appeler ceux qui étaient invités aux noces ; mais ils ne voulurent pas venir… » Ici, la similitude est si frappante qu’on ne peut pas parler de coïncidence. Pourquoi le premier chapitre d’un livre écrit il y a près de trois ou quatre siècles avant Jésus-Christ est similaire à une parabole qu’il utilise pour parler du Royaume de Son Père ?  Déjà que le terme « Assuérus » n’est pas un nom à proprement parler, mais un titre de grandeur comme Pharaon, ou même César. Puis, lorsque le texte précise « … cet Assuérus qui régnait depuis l’Inde jusqu’en Éthiopie sur cent vingt-sept provinces ; » il est clair qu’on parle d’une entité qui règne sur le monde entier, car à cette époque-là, l’univers se résumait à l’Asie, l’orient, une partie de l’Europe et quelques pays de l’Afrique du Nord ; l’Amérique, l’Australie et l’arctique n’étant pas encore découverts ni peuplés.

L’entourage du roi Assuérus est configuré comme celui du Dieu de la Bible (Aucun autre livre de la Bible mettant en scène des rois et leur vie n’insiste autant sur la description des lieux et le fonctionnement de leur administration). Il a sept princes qui font penser aux sept Esprits de Dieu (Apocalypse 4 : 5 « Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu. »), il a aussi sept eunuques qui correspondent aux sept anges devant Dieu (Apocalypse 8 : 2 « Et je vis les sept anges qui se tiennent devant Dieu, et sept trompettes leur furent données. »). Les commandants des armées des Perses et des Mèdes font référence à l’armée céleste de Dieu (Luc 2 : 13-14 « …Et soudain il se joignit à l’ange une multitude de l’armée céleste, louant Dieu et disant :Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, Et paix sur la terre parmi les hommes qu’il agrée ! »), et lorsqu’on parle de « la splendide richesse de son royaume et l’éclatante magnificence de sa grandeur » on parle de ce pays ruisselant de lait et de miel qu’Il a donné aux juif, esquisse du Royaume qu’Il prépare pour les croyants, et aussi des prodiges qu’Il a accompli devant les hommes au fil des siècles… L’évidence absolue reste néanmoins l’utilisation du chiffre sept, signature exclusive au Dieu de la Bible, symbole de la plénitude et de l’accomplissement.

Haman, l’ennemi des juifs.

Dans ce récit Haman représente Satan. Il est orgueilleux, voilà pourquoi il s’irrite que Mardochée ne fléchisse pas le genou devant lui (Esther 3 : 5 « Et Haman vit que Mardochée ne fléchissait point le genou et ne se prosternait point devant lui. Il fut rempli de fureur »).                                  Il est méchant, car pour un seul il veut perdre la multitude (Esther 3 : 6 « mais il dédaigna de porter la main sur Mardochée seul, car on lui avait dit de quel peuple était Mardochée, et il voulut détruire le peuple de Mardochée, tous les Juifs qui se trouvaient dans tout le royaume d’Assuérus. »), tout comme Satan séduit pour égarer la terre tout-entier (Apocalypse 12 : 9).                                          Il est menteur car il déclare au roi en Esther 3 : 8 « Il y a dans toutes les provinces de ton royaume un peuple dispersé et à part parmi les peuples, ayant des lois différentes de celles de tous les peuples et n’observant point les lois du roi. Il n’est pas dans l’intérêt du roi de le laisser en repos. » Jésus dit de Satan qu’il est le père du mensonge et meurtrier depuis le début (Jean 8 : 44 « Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur et le père du mensonge. ») ; et c’est exactement ce que les intentions de Haman laissent entrevoir.

 On pourrait se demander : « Si Haman préfigure le diable, pourquoi le roi (Dieu) lui donne-il tout ce pouvoir dans le royaume ? »                                                                                                                  En Job 1 : 6-12 on voit une autre caractéristique de Satan ; la manipulation : « Or, les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l’Éternel, et Satan vint aussi au milieu d’eux.L’Éternel dit à Satan: D’où viens-tu? Et Satan répondit à l’Éternel : De parcourir la terre et de m’y promener.L’Éternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’y a personne comme lui sur la terre ; c’est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal.Et Satan répondit à l’Éternel : Est-ce d’une manière désintéressée que Job craint Dieu ?Ne l’as-tu pas protégé, lui, sa maison, et tout ce qui est à lui ? Tu as béni l’œuvre de ses mains, et ses troupeaux couvrent le pays.Mais étends ta main, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr qu’il te maudit en face.L’Éternel dit à Satan : Voici, tout ce qui lui appartient, je te le livre ; seulement, ne porte pas la main sur lui. Et Satan se retira de devant la face de l’Éternel. »        Oui, Haman préfigure le diable car il a bien pu manigancer pour obtenir son pouvoir.                                     On se souviendra que lors de la tentation de Jésus dans le désert (Luc 4 : 5-7) il est dit : « Le diable, l’ayant élevé, lui montra en un instant tous les royaumes de la terre,et lui dit: Je te donnerai toute cette puissance, et la gloire de ces royaumes ; car elle m’a été donnée, et je la donne à qui je veux.Si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi. » La Bible ne mentionne pas que le Christ le démentit ; au contraire sa réponse avait tout d’un « Je sais que tu as toute cette gloire, mais je ne me prosterne que devant Dieu ».

Vasthi et Esther, deux reines, deux destins.

L’une ne va pas sans l’autre, car leur personne est complexe. De surcroit, la deuxième n’existerait pas si la première n’avait péché. Des exégètes ont pensé de prime abord que Vasthi était l’allégorie de la Synagogue, et que Esther représentait le christianisme, en faisant un rapprochement entre le premier chapitre du livre d’Esther et la parabole de la noce dite par le Christ (Matthieu 22 : 1-14) ; ce qui est faux, car au chapitre 8 verset 17 du récit d’Esther on parle du ralliement des Nations aux juifs « Dans chaque province et dans chaque ville, partout où arrivaient l’ordre du roi et son édit, il y eut parmi les Juifs de la joie et de l’allégresse, des festins et des fêtes. Et beaucoup de gens d’entre les peuples du pays se firent Juifs, car la crainte des Juifs les avait saisis. »

Que représentent donc ces deux femmes ?

Le premier indice nous est donné au verset 19 du chapitre 1 d’Esther : « Si le roi le trouve bon, qu’on publie de sa part et qu’on inscrive parmi les lois des Perses et des Mèdes, avec défense de la transgresser, une ordonnance royale d’après laquelle Vasthi ne paraîtra plus devant le roi Assuérus et le roi donnera la dignité de reine à une autre qui soit meilleure qu’elle. » Ce passage nous rappelle 1 Samuel 15 : 28 « Samuel lui dit : L’Éternel déchire aujourd’hui de dessus toi la royauté d’Israël, et il la donne à un autre, qui est meilleur que toi. » lorsque Saül désobéit à Dieu au sujet d’Amalek. Vasthi peut donc incarner Saül, ou simplement la royauté imparfaite ; dans ce cas, Esther représenterait David, successeur de Saül, roi ayant eu toutes les Grâces de Dieu, et à qui la promesse de la royauté parfaite a été faite en 2 Samuel 7 : 12-13 « Quand tes jours seront accomplis et que tu seras couché avec tes pères, j’élèverai ta postérité après toi, celui qui sera sorti de tes entrailles, et j’affermirai son règne. Ce sera lui qui bâtira une maison à mon nom, et j’affermirai pour toujours le trône de son royaume. »

Le deuxième indice est donné au verset 7 du chapitre 2 : « Il élevait Hadassa, qui est Esther, fille de son oncle ; car elle n’avait ni père ni mère. La jeune fille était belle de taille et belle de figure. A la mort de son père et de sa mère, Mardochée l’avait adoptée pour fille. » Pourquoi cette formule « car elle n’avait ni père ni mère » ? Pourquoi ne pas simplement dire qu’elle était orpheline ? On retrouve la même formule en Hébreux 7 : 3 « … qui est sans père, sans mère, sans généalogie, qui n’a ni commencement de jours ni fin de vie, -mais qui est rendu semblable au Fils de Dieu, -ce Melchisédek demeure sacrificateur à perpétuité. » Esther serait donc une figure du sacerdoce parfait ; ce qui légitimerait la destitution de Vasthi puisqu’elle représenterait l’ordonnance antérieure tel que cité en Hébreux 7 : 18-19 « Il y a ainsi abolition d’une ordonnance antérieure, à cause de son impuissance et de son inutilité,-car la loi n’a rien amené à la perfection, -et introduction d’une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu. »

Le troisième indice est donné en Apocalypse 21 : 2 et 10 « Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s’est parée pour son épouxEt il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne. Et il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel d’auprès de Dieu, ayant la gloire de Dieu. »                                                                                                                                                              Si donc une ville peut représenter une épouse, alors Vasthi symbolisait l’ancienne Jérusalem, ce peuple têtu, désobéissant et rebelle ; ce peuple de qui L’Éternel a déclaré en Ésaïe 65 : 2-4 « J’ai tendu mes mains tous les jours vers un peuple rebelle, Qui marche dans une voie mauvaise, Au gré de ses pensées ;Vers un peuple qui ne cesse de m’irriter en face, Sacrifiant dans les jardins, Et brûlant de l’encens sur les briques :Qui fait des sépulcres sa demeure, Et passe la nuit dans les cavernes, Mangeant de la chair de porc, Et ayant dans ses vases des mets impurs. »                                                                                                                                                     Dans ce cas Esther préfigurerait cette nouvelle Jérusalem, car elle continua à obéir à son oncle même devenue reine. Elle trouvait grâce aux yeux de tous ; l’humilité et la bonté de cœur la caractérisait. Le roi l’aima plus que toutes les autres femmes (Esther 2 : 17 « Le roi aima Esther plus que toutes les autres femmes, et elle obtint grâce et faveur devant lui plus que toutes les autres jeunes filles. Il mit la couronne royale sur sa tête, et la fit reine à la place de Vasthi. »)

Les autres indices s’appliquent à Esther seule. En fait, le récit au chapitre 2 verset 2 déclare : « Alors ceux qui servaient le roi dirent : Qu’on cherche pour le roi des jeunes filles, vierges et belles de figure ». Plus loin, au verset 2 du même chapitre 2 il est écrit : « Chaque jeune fille allait à son tour vers le roi Assuérus, après avoir employé douze mois à s’acquitter de ce qui était prescrit aux femmes ; pendant ce temps, elles prenaient soin de leur toilette, six mois avec de l’huile de myrrhe, et six mois avec des aromates et des parfums en usage parmi les femmes. » Ensuite au chapitre 10 verset 3 on dit : « Car le Juif Mardochée était le premier après le roi Assuérus; considéré parmi les Juifs et aimé de la multitude de ses frères, il rechercha le bien de son peuple et parla pour le bonheur de toute sa race. » La virginité d’Esther, la myrrhe et les aromates qu’on lui donne, et l’introduction de son oncle à la cour du roi où il est second après le Souverain (Dieu), font d’elle une candidate appropriée à figurer Marie la mère du Messie. On peut déclarer que par son privilège – une fois devenue reine – elle accouche du Mardochée puissant qui préfigure Jésus dans le livre d’Esther.

Pour en finir avec le personnage d’Esther, on découvre qu’elle incarne aussi Moïse. Elle formule une requête semblable à celle que le prophète et serviteur de Dieu fit au peuple (Exode 19 : 15 « Et il dit au peuple : Soyez prêts dans trois jours ; ne vous approchez d’aucune femme. ») avant d’entrer voir la face du roi (Esther 4 : 16 « Va, rassemble tous les Juifs qui se trouvent à Suse, et jeûnez pour moi, sans manger ni boire pendant trois jours, ni la nuit ni le jour. Moi aussi, je jeûnerai de même avec mes servantes, puis j’entrerai chez le roi, malgré la loi ; et si je dois périr, je périrai. »                                                                                                                                                    Elle intercède pour son peuple (Esther 7 : 3-4 « La reine Esther répondit: Si j’ai trouvé grâce à tes yeux, ô roi, et si le roi le trouve bon, accorde-moi la vie, voilà ma demande, et sauve mon peuple, voilà mon désir!Car nous sommes vendus, moi et mon peuple, pour être détruits, égorgés, anéantis. Encore si nous étions vendus pour devenir esclaves et servantes, je me tairais, mais l’ennemi ne saurait compenser le dommage fait au roi. »), tout comme Moïse le faisait de son vivant (Exode 32 : 31-32 « Moïse retourna vers l’Éternel et dit : Ah! ce peuple a commis un grand péché. Ils se sont fait un dieu d’or.Pardonne maintenant leur péché ! Sinon, efface-moi de ton livre que tu as écrit. »                                                                                                  Elle modifie les ordonnances du roi et a le pouvoir d’écrire de nouvelles (Esther 9 : 32 « Ainsi l’ordre d’Esther confirma l’institution des Purim, et cela fut écrit dans le livre. » tout comme Moïse modifia la Loi pour permettre aux hommes de répudier leur femme (Matthieu 19 : 8 « Il [Jésus] leur répondit: C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; au commencement, il n’en était pas ainsi. »

Mardochée, l’homme intègre.

Mardochée est sans conteste une préfiguration de Christ ; voilà pourquoi il dénonce les deux eunuques – qui en voulaient à la vie du roi – conformément à ce qui est écrit en Luc 2 : 2 « Il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu. » Il refuse de plier le genou devant Haman, figure symbolique de Satan, comme il est relaté en l’évangile de Luc aux versets 5 à 8 du chapitre 4 : « Le diable, l’ayant élevé, lui montra en un instant tous les royaumes de la terre,et lui dit : Je te donnerai toute cette puissance, et la gloire de ces royaumes ; car elle m’a été donnée, et je la donne à qui je veux.Si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi.Jésus lui répondit : Il est écrit: Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul. »

À cause de lui on veut décimer la multitude (Esther 3 : 13 « Les lettres furent envoyées par les courriers dans toutes les provinces du roi, pour qu’on détruisît, qu’on tuât et qu’on fît périr tous les Juifs, jeunes et vieux, petits-enfants et femmes, en un seul jour, le treizième du douzième mois, qui est le mois d’Adar, et pour que leurs biens fussent livrés au pillage. »), comme on le fera plus tard sous Hérode le grand (Matthieu 2 : 16 « Alors Hérode, voyant qu’il avait été joué par les mages, se mit dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléhem et dans tout son territoire, selon la date dont il s’était soigneusement enquis auprès des mages. »)                                                                                   Mardochée, devant sa mort imminente, essaye d’implorer la clémence du roi par le biais d’Esther, tout comme Jésus le fit à Dieu par la prière au jardin de Gethsémani.  

Haman planifie de pendre Mardochée au bois, comme ce sera le cas pour Jésus-Christ quelques siècles plus tard (En fait, selon les écritures grecques du nouveau testament, Jésus fut cloué sur un stauraus, un poteau, ou un bois. Le crucifix tel qu’on le connait n’est arrivé que trois siècles plus tard, après la conversion de Constantin.) ; cependant Mardochée est sauvé par le roi après avoir jeuné pendant trois jours, tout comme Jésus est ressuscité par Dieu après trois jours dans le séjour des morts. Mais avant, tandis que la menace de la mort pesait sur le tuteur d’Esther, il est couronné par le roi, vêtu et promené dans les rues de Suse par un Haman frustré, criant à tue-tête : « C’est ainsi que l’on fait à l’homme que le roi veut honorer ». Jésus aussi, la veille de sa mort, entra dans Jérusalem, assis sur le dos d’un ânon, acclamé par une foule en liesse scandant : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

L’aspect de Mardochée qui préfigure le mieux le Christ se trouve dans ce passage d’Esther 8 : 15 « Mardochée sortit de chez le roi, avec un vêtement royal bleu et blanc, une grande couronne d’or, et un manteau de byssus (fin lin) et de pourpre. La ville de Suse poussait des cris et se réjouissait. »  Jésus porte un manteau pourpre et une couronne d’épine pendant son calvaire. Puis il est connu comme l’homme vêtu de lin (Apocalypse 19 : 7-8 « Réjouissons-nous et soyons dans l’allégresse, et donnons-lui gloire ; car les noces de l’agneau sont venues, et son épouse s’est préparée, et il lui a été donné de se revêtir d’un fin lin, éclatant, pur. Car le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints. »)

Esther 9 : 1-4 dit « Au douzième mois, qui est le mois d’Adar, le treizième jour du mois, jour où devaient s’exécuter l’ordre et l’édit du roi, et où les ennemis des Juifs avaient espéré dominer sur eux, ce fut le contraire qui arriva, et les Juifs dominèrent sur leurs ennemis.Les Juifs se rassemblèrent dans leurs villes, dans toutes les provinces du roi Assuérus, pour mettre la main sur ceux qui cherchaient leur perte ; et personne ne put leur résister, car la crainte qu’on avait d’eux s’était emparée de tous les peuples.Et tous les chefs des provinces, les satrapes, les gouverneurs, les fonctionnaires du roi, soutinrent les Juifs, à cause de l’effroi que leur inspirait Mardochée. Car Mardochée était puissant dans la maison du roi, et sa renommée se répandait dans toutes les provinces, parce qu’il devenait de plus en plus puissant. »                                         Il en est de même de Jésus, comme le dit Apocalypse 19 : 11-15 « Puis je vis le ciel ouvert, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait s’appelle Fidèle et Véritable, et il juge et combat avec justice.Ses yeux étaient comme une flamme de feu ; sur sa tête étaient plusieurs diadèmes ; il avait un nom écrit, que personne ne connaît, si ce n’est lui-même ;et il était revêtu d’un vêtement teint de sang. Son nom est la Parole de Dieu. Les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs, revêtues d’un fin lin, blanc, pur.De sa bouche sortait une épée aiguë, pour frapper les nations ; il les paîtra avec une verge de fer ; et il foulera la cuve du vin de l’ardente colère du Dieu tout puissant. »

Mardochée ordonna de fêter le pourim tous les 14 du mois d’adar, tout comme Jésus demanda de commémorer le repas pascal. Enfin, le roi hissa le juif intègre à un rang supérieur, premier après le souverain, aimé de la multitude de ses frères et recherchant le bien de son peuple. Ainsi fut fait de Jésus : L’Éternel l’a assis à sa droite en attendant de faire de ses ennemis un marchepied ; place propice pour intercéder pour tous ceux ayant besoin de l’aide de Dieu.

Comprendre le caché.

La prophétie d’Esther (Esther 9 : 13) n’était pas seulement exacte ; elle était d’une précision exceptionnelle. Au procès de Nuremberg douze personnes furent condamnés à mort ; seul dix moururent par pendaison « demain » comme le stipule la prophétie. Le lecteur inaverti dirait : « Mais dans la prophétie il y a onze condamnés qui périrent tous par pendaison ». À quoi on répondrait : oui, apparemment ; mais Haman est pendu la veille, pendaison qui ne compte plus pour « demain ». Ensuite, tout le monde, ou presque, oublie Zéresch, la femme de Haman, qui lui suggéra la façon dont il devait faire mourir Mardochée (Esther 5 : 14 : «Zéresch, sa femme, et tous ses amis lui dirent : Qu’on prépare un bois haut de cinquante coudées, et demain matin demande au roi qu’on y pende Mardochée ; puis tu iras joyeux au festin avec le roi. Cet avis plut à Haman, et il fit préparer le bois. ») En affaires pénales, le complice d’un meurtre est aussi coupable que le meurtrier lui-même ; Zéresch est donc le douzième condamné (Martin Bormann) in absentia (en l’absence de la personne concernée), sans doute parce qu’on ne la trouvât pas lorsqu’on vint se saisir des fils de Haman. Que dire donc des amis de Haman ? Au procès de Nuremberg 24 hauts dirigeants faisaient face à des accusations graves : douze furent condamnés à mort, dix pendus, et les autres ont encourus des peines d’emprisonnement allant de quelques années d’emprisonnements à la prison à vie. N’oublions pas qu’au 13ième de l’adar les juifs firent périr 500 hommes qui leur étaient hostile à Suse, donc sûrement des amis de Haman.

Cette prophétie ne constitue qu’une infime partie des informations contenues dans le livre d’Esther ; quels autres évènements à venir ce livre cache-t-il ? Selon l’analyse des personnages on a la confirmation que ce que le Christ et les Apôtres nous ont enseignés est vrai, à savoir : l’abolition de l’ordonnance ancienne, l’instauration de la royauté parfaite, l’effectivité de la nouvelle Jérusalem. Et parce Satan, incarné ici par Haman, est exécuté dans le récit, pourtant on sait qu’il vit encore, on peut conclure que si certains évènements décrits dans ce livre se sont déjà produits, les autres, indiscutablement, vont aussi se produire. Christ reviendra pour régner. Il autorisera la destruction des ennemis des juifs et des gentils croyants. Satan sera exécuté. La nouvelle Jérusalem sera établie. Et Jésus-Christ sera premier après Dieu. Quand ? La réponse se trouve en Matthieu 24 : 36

Amen !

L’appel

Les hommes ont bâti des murs autour de leur Cœur,

Tel un château fort de l’époque antique,

Une forteresse de pierres et de ciment froid,

Comme jadis Jéricho et ses tours immenses.

Et dans ces asiles, coupés du reste du monde,

Où la lumière de l’amour n’arrive pas à se rendre,

Ils cultivent la peur, la haine et l’aigreur,

Comme jadis les prisonniers  dans les oubliettes.

Les hommes se parlent mais ne se comprennent pas,

Enfants de Babel déstabilisés par les différences,

Voulant bâtir une citadelle au dieu de la vanité,

Mais incapables par trop d’égocentrisme.

Alors la frustration de la désolation s’empare d’eux,

Ombre errante dans les déserts glaciaux de leurs geôles,

Désemparés et solitaires dans leurs peines existentielles,

Ils fomentent le crime, le vice et les guerres.

Mais à l’extérieur de ces murs, de ces forteresses,

S’élève une voix douce, calme et puissante,

Comme un berger qui s’adresse à ses brebis,

Elle appelle, harangue et recrute des fidèles.

Tranquillement un bataillon de soldats se forme,

Transformant des armes en trompettes et soc de charrues,

Pour marcher autour des murailles où les cœurs sont cloitrés,

Chantant l’hosanna et l’alléluia d’une époque nouvelle.

Et comme à Jéricho ils feront sept tours,

Et comme à Jéricho les trompettes retentiront,

Puis l’une après l’autre les forteresses se briseront,

Et les soldats de Christ délivreront les âmes captives.

À l’extérieure des murs de pierres, des forteresses,

S’élève une voix douce, calme et puissante,

Elle appelle, harangue et recrute des fidèles,

Rejoindras-tu les rangs de l’armée de Christ ?

L’épée

1- Je t’apporte l’épée, mais au bout il y a la paix

Ceints tes reins d’airain, prépare-toi à la guerre ;

2- Muselle ta peur, comme on muselle le taureau du Basan

Prépare-toi à la guerre.

3- Mon épée est à double tranchant, à la fois agnelle et tigresse

Qui percera son mystère ?

4- Mon glaive est brûlant et froid, tel un pic de souffre tel un pic de glace

Qui le prendra en ses mains ?

5- Et comme il est doux le bêlement de l’agnelle, mon soldat le sera

Et comme elle est féroce la colère de la tigresse, mon soldat le sera

6- Mon épée vient à toi comme une femme d’orient, parée de ses plus beaux vêtements

L’aimeras-tu ? Hein, l’aimeras-tu ?

7- Ses chevilles sont ornées d’anneaux d’or, ses reins sont ceints de pierres précieuses ; sur son front il y a un diadème.

8- Son corps filiforme est recouvert de fin lin, mais ce sont ses dents couleur neige du Liban qui lui donnent tout son charme ; lui résisteras-tu ? Hein, lui résisteras-tu ?

9- Mon épée vient à toi comme une femme d’orient, parée de ses plus beaux ornements ; mourras-tu pour elle ? Hein, mourras-tu pour elle ?

10- L’homme puissant a convoité la vierge d’orient, non pour l’aimer, mais la travestir

Il a troqué le précieux de ses parements au plastic des pacotilles.

11- Il l’a fardée à outrance, prostituée et vendue au plus offrant. Désormais elle erre dans les rues, spoliée.

12- Elle n’est plus, celle qui remplissait nos yeux de sa silhouette féline,

Tigresse sans tigritude,

Altesse sans majesté.

13- Elle n’est plus, l’agnelle qui séduisait par sa douceur

14- Mais comme une épée coupe dans un sens et son contraire,

Prends-toi une armure, ceints tes reins d’airain

15- Il a été donné de la vigueur au taureau du Basan, où se cachera l’homme puissant ?

16- Je t’apporte la paix, mais avant il y a l’épée.

À quand le festin !

                                         

1- Eh Quoi !?

On a jeté un filet sur les requins ? Piégé l’oiseleur ? Humilié les monarques ?

Les cachots sont remplis de gémissements : la vendange a été belle !

2- Les oiseaux de proie se sont fondus à l’aube ; une aube pourpre. L’homme fort sur sa couche rêvait de conquêtes ; il a été conquis.

3- Partout, dans la ville, ont retenti des cris : l’épouvante, aux portes, frappait ; l’épée dans la main droite, la faux dans la main gauche. Ceux qui en réchappaient étaient faits captifs.

4- Eh Quoi !?

On a nettoyé la ville de son immondice ? Celle qu’on avait en abomination le jour ? Celle qu’on avait en horreur la nuit ?

5- Des taudis retentissent des chants d’allégresses :

Une mesure pour l’orphelin

Une mesure pour la veuve

Une mesure pour l’affamé

Une mesure pour l’estropié

L’équité a retrouvé son droit de cité.

6- L’égalité a le visage d’une femme en travail. C’est une génisse mise de coté il y a des temps immémoriaux. D’elle naitront deux enfants jumeaux mixtes : la première pour soupeser, le deuxième pour trancher.

7- Et tous seront pesés !

8- Eh Quoi !?

On a jeté des mailles dans la grande mer, la terre ? Et ramené à la surface les grands reptiles, les ptérodactyles ? Qui écumaient les eaux en maîtres absolus ? Se partageant les flots par vague d’élus ?

9- Un territoire pour trente sicles d’argent ; un gisement pour vingt talents d’or. L’or et l’argent déjà leurs possessions ?

10- La faux a creusé une fosse et préparé l’encens. Le sépulcre se réjouit :

À quand le festin ?